Ecoles d'ingénieurs : Les étudiants de l’ENSE3 s’emparent du mouvement low tech

Cet été, L'Usine Nouvelle met en avant les écoles d'ingénieurs qui forment leurs élèves aux technologies "low tech". Four solaire, digesteur, vélo broyeur… À l’ENSE3, les projets low tech se multiplient, portés par des étudiants engagés. Entre fablab, association dédiée et projets de fin d’études, l’école grenobloise fait émerger une vision plus sobre de la technologie.

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La low-tech au service de l'apiculture
Dans le cadre de projets de fin d'année, les étudiants de Grenoble INP-ENSE3 ont conçu une harpe électrique reliée à un panneau solaire, permettant de lutter contre les frelons autour des ruches.

Spécialisée sur l’énergie, l’eau et l’environnement, l'école d'ingénieurs Grenoble INP - ENSE3 est un terrain propice à la découverte et à l’approfondissement de sujets low tech. Outre le cursus de spécialisation et la publication d’un guide sur l’enseignement autour du sujet, l’école invite ses élèves à imaginer eux-mêmes des projets low tech.

Une association étudiante nommée Pas’tech - pour une alternative sobre en technologie - existe ainsi depuis plus de cinq ans, et imagine chaque année divers projets, allant du biodigesteur au dessalinisateur solaire. L’engouement des étudiants pour le sujet ne s’arrête pas là. «Nous sommes dans un climat qui donne envie de faire de la low tech : la moitié des projets de fin d’année de ma promotion sont en lien avec le sujet», note Vincent Lemblé, étudiant de deuxième année. Lui-même, en tant que président de l’association apicole Beegreen, a proposé deux projets d’études à ses camarades : «les premières années avaient pour objectif de construire de un cérificateur (un four solaire qui permet de faire fondre la cire, NDLR) ainsi qu’une colonne de stockage avec circulation d’air. Les deuxièmes années ont conçu une harpe électrique reliée à un panneau solaire, permettant de lutter contre les frelons.»

Un lieu low tech ouvert à tous

Le fablab de l’école, moteur sur le sujet, est à l’initiative des “mardis de la réparation”, lors desquels les étudiants peuvent venir réparer leurs objets, vêtements ou appareils électriques par exemple. Le fablab propose également ponctuellement des projets de fin d’année. «J’ai de mon côté travaillé sur un projet de broyeur de plastiques, issus des résidus des imprimantes 3D, explique Vincent Lemblé. Avec mon équipe, nous avons conçu cette machine à partir d’un vélo, ce qui le rend autonome en énergie.»

Si lui ne compte pas faire de la low tech son métier, certains étudiants peuvent s’appuyer sur l’école pour développer leurs idées : en février 2025 un incubateur nommé “right tech” a été lancé par l’ENSE3, en collaboration avec les autres écoles du groupe Grenoble - INP - Université Grenoble Alpes. Les premières jeunes pousses n’ont pas encore été dévoilées.

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