La fièvre des Corporate PPA (pour Power purchase agreement) gagne la France. Autant pour soigner leur scope 2 (émissions dues aux achats d’énergie) que pour être moins dépendantes des fluctuations des marchés de l’énergie, de plus en plus d’entreprises françaises signent des contrats d’achat direct d’électricité renouvelable avec un producteur.
C’est la SNCF qui a ouvert la voie en France en signant en 2019 avec Voltalia un PPA de vingt-cinq ans. La crise énergétique a incité d’autres industriels, moins électro-intensifs, à suivre son exemple. À l’instar de L’Oréal, qui a signé un contrat de quinze ans avec EDF pour réserver la production de deux nouvelles centrales solaires dans les Vosges et en Corrèze pour sécuriser 25 % de sa consommation hexagonale. Ou encore d’Air Liquide, qui a sécurisé l’alimentation d’un site en Afrique du Sud avec une ferme solaire de TotalEnergies.
La garantie publique, mise en place par Bpifrance en novembre, n’y est peut-être pas pour rien. De quoi aussi roder les services achat, en attendant les PPA nucléaires poussés par la France à Bruxelles.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3717 - Avril 2023



