[En première ligne] "Sur les lignes automatisées, les salariés étaient trop près les uns des autres"

L'Usine Nouvelle donne la parole aux salariés mobilisés pendant la crise du coronavirus. Éric Sekkai est secrétaire du CSE (CFTC) de Sicaf Paris, une entreprise de fabrication de cosmétiques.

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Eric Sekkai, Sicaf
Éric Sekkai est secrétaire du CSE (CFTC) de Sicaf Paris, une entreprise de fabrication de cosmétiques.

"Au début, certains salariés de notre usine d’Argenteuil (Val-d’Oise) ont parlé d’utiliser leur droit de retrait, mais avec la commission santé sécurité, beaucoup de mesures de précaution ont été mises en place et l’activité continue. Nos matières premières ont une durée de vie limitée, on ne peut pas se permettre de les perdre.

Fin mars, on était 52 salariés sur 92. Beaucoup sont en arrêt maladie pour garder leurs enfants, d’autres parce qu’ils ont des pathologies à risque. Une dizaine d’intérimaires sont toujours là, on a besoin d’eux.

Nous sommes revenus au conditionnement manuel, car sur les lignes automatisées, les salariés étaient trop près les uns des autres. Il faut régler la question des congés. La direction voudrait qu’ils soient pris avant le 31 mai, mais les gens en arrêt maladie ne le peuvent pas. On aimerait que les jours soient placés sur un compte épargne temps.

Les masques arrivent chaque jour, mais il faut justifier, en interne, ses besoins. Il ne faudrait pas que des boîtes entières disparaissent."

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