"Je travaille sans aucune appréhension. Je me suis engagé volontairement pour conduire, à Paris, l’un des bus destinés au personnel soignant et reliant la gare du Nord à l’hôpital Necker. C’est ma façon à moi de participer à la lutte contre l’épidémie de coronavirus et d’aider le personnel médical. Au début, il n’y avait pas grand monde, les soignants n’étaient pas au courant de la mise en place de ce service. En moyenne, il y a une dizaine de passagers dans le bus, qui va d’un site à l’autre en vingt minutes et passe toutes les demi-heures. dans le bus, nous avons du liquide hydroalcoolique et des lingettes pour nettoyer notre poste de conduite avant de prendre notre service.
Les deux places derrière le machiniste ont été démontées et les voyageurs montent par l’arrière pour éviter tout risque de contamination. La vitre anti-agression est constamment levée et nous ne vendons pas de titres de transport. Je prends mon service au dépôt de Montrouge.
Nous gardons nos distances entre collègues. Nous partons avec un kit comprenant deux masques, à utiliser pendant le service si un voyageur fait un malaise. On en met un et on donne l’autre à la personne malade".



