L’énergie d’Holosolis éclaire l’avenir du bassin d’emploi de Sarreguemines, en Moselle, à proximité de la frontière allemande. Cette société innovante prévoit d’y mettre en service à l’horizon 2025 une méga usine de panneaux photovoltaïques «nouvelle génération», non loin du site d’Ineos Automotive, anciennement Smart.
Le projet de 710 millions d’euros d’investissement annoncé au printemps dernier se fonde sur des cellules en silicium dites Topcon (Tunnel oxide passivated contact) capables d’atteindre des rendements plus élevés.
Porter cette innovation à l’échelle industrielle a impliqué, pour l’entreprise grenobloise, de bien s’entourer. Dans la conception de son usine tout d’abord, elle bénéficie du soutien de l'Institut Fraunhofer ISE dont «les équipes possèdent une expertise inégalée en Europe dans le domaine de la technologie Topcon», insiste Jan Jacob Boom-Wichers, PDG d’Holosolis. La présence à son capital de l’accélérateur européen ETI InnoEnergy, de deux acteurs français, l’investisseur immobilier Idec et le producteur d’énergie solaire TSE, récemment rejoints par l'allemand Heraeus et le nantais Armor, constitue également un atout.
1700 emplois annoncés
Soucieux de conserver son avance technologique, la société innovante réfléchit d’ores-et-déjà à prolonger ses lignes en partenariat avec l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF). Il s’agira d’appliquer à la surface des cellules Topcon une seconde cellule à base de pérovskite et porter ainsi le rendement global de 22,5 à 28%.
Avec 1700 emplois à la clé pour une capacité de production en cellules et modules photovoltaïques de 5 gigawatts crêtes par an, le projet est une bonne nouvelle pour le territoire qui avait vu l’abandon d’un projet similaire porté par Rec Solar.



