Le site de Görlitz produisait du matériel ferroviaire depuis 1849. Plus de 175 ans plus tard, il produira des chars et des véhicules militaires. Le groupe français Alstom et KNDS ont annoncé mercredi 5 février un accord fixant la reprise de l’usine par le groupe franco-allemand de défense, en présence du chancelier allemand Olaf Scholz.
La transition entre les deux activités doit s’achever en 2027, « les premières reprises de personnel par KNDS et le début de la production sont prévus [pour 2025] », ont annoncé les industriels. KNDS y produira des composants pour le char de combat Leopard 2, actuellement utilisés par l’armée ukrainienne, et pour le blindé de combat Puma et le blindé de transport Boxer.
580 postes conservés
Sur les 700 employés que compte l’usine, 350 à 400 postes seront maintenus. Avec d’autres postes conservés chez Alstom ou KNDS, les deux groupes annoncent que 580 employés continueront de travailler dans l’un des deux groupes. Le géant français du ferroviaire avait annoncé en 2024 réduire ses effectifs en Allemagne, et fermer cette usine d’ici 2026.
En juin 2024, une autre usine en difficulté a été reprise par un fabricant d'équipement militaire. L’allemand Rheinmetall, qui fabrique des chars et des munitions, a annoncé vouloir reprendre et former 100 salariés d'une usine de Continental. Le secteur de la défense se porte bien mieux que le reste de l’industrie allemande. Outre Alstom et le fabricant de pneus, les groupes qui prévoient des plans de restructurations et des fermetures de sites se multiplient outre-Rhin.



