Son appétence pour la technique remonte à l’enfance. «Dès l’âge de 8 ans, on me confiait des choses à réparer», s’amuse Élisabeth Ausimour, qui préside depuis 2020 la division produits de Manitou Group, l’un des leaders mondiaux du chariot élévateur.
Ce périmètre regroupe dix usines, dont six en France, autant de bureaux d’études et 3300 salariés. Avec 2,4 milliards d’euros, il représente 85% du chiffre d’affaires du groupe. «J’ai toujours été comme un poisson dans l’eau dans l’industrie», confie cette ingénieure de 48 ans, mère de trois enfants, passée par les Chantiers de l’Atlantique avant de rejoindre Manitou en 2005.
«J’ai eu la chance d’évoluer dans mes domaines de prédilection et d’être dans un groupe qui le permet», raconte celle qui a dirigé l’usine de nacelles, dans le Maine-et-Loire, de 2011 à 2016, faisant de cette activité un relais de croissance pour Manitou.
«Les femmes peuvent réussir dans tous les métiers techniques»
À la tête de la division produits, la dirigeante engage, dès 2021, un plan d’investissement de 120 millions d’euros en France, puis de 55 millions de dollars aux États-Unis pour y muscler les capacités industrielles du groupe. Dans le même temps, cette passionnée de jardinage et de bricolage porte la cause féminine dans l’industrie, prêchant dans les écoles sa conviction que «les femmes peuvent réussir dans tous les métiers techniques».
L’une de ses fiertés est d’avoir étoffé l’effectif féminin de la filiale indienne de Manitou. «Il n’y avait qu’une femme, elles sont 32 aujourd’hui, dans tous les métiers», souligne-t-elle, consciente du travail restant à accomplir en la matière, y compris en France.
L’œuvre qui la caractérise
Le livre “Shoe dog”, de Phil Knight
«Pour la façon dont le créateur de Nike choisit la meilleure trajectoire de réussite de son entreprise. Un exemple de vie très inspirant.»



