Le groupe Manitou lance officiellement l’extension de son site de production dédié aux nacelles élévatrices tout-terrain à Candé, dans le Maine-et-Loire. Ce sera un investissement de 60 millions d’euros. Les travaux seront réalisés entre le début 2024 et la fin 2025 pour une mise en service prévue début 2026.
Intégration de la mécano-soudure
Le projet prévoit la construction de 20 000 m² d’usine additionnels sur un terrain de 77 000 m², ce qui offre la possibilité de futures extensions. L’investissement permettra d’accroître les capacités, mais aussi d’intégrer la mécano-soudure (pour le bras de la nacelle), en amont de l’assemblage. L’essentiel des nouvelles surfaces seront donc principalement occupée par la mécano-soudure. Elles accueilleront aussi la peinture, la logistique et l’usinage. Ainsi renforcée, l’usine pourra mieux absorber les pics d’activité.
«Nous continuerons de travailler avec nos fournisseurs référencés pour les composants mécano-soudés», confirme Sylvain Jaguelin, vice-président du groupe chargé de l’unité nacelles. «L’internalisation de cette activité va nous permettre de réduire les tensions que peut rencontrer notre chaîne d’approvisionnement lors de fortes hausses d’activité, qui sont de plus en plus fréquentes sur un marché de la nacelle très dynamique.»
100 recrutements
Cet investissement intervient près d'un an après l’inauguration de cette deuxième usine de nacelles, à Candé sur le site du Petit Tesseau, déjà forte de 130 salariés. Avant cela, l’entreprise disposait d’une première usine de nacelles sur un autre site, également à Candé, avec 140 salariés. Le groupe compte encore recruter une centaine de personnes supplémentaires une fois que l’activité de mécano-soudure se sera stabilisée. Il recherchera principalement des logisticiens et une majorité de soudeurs. Le pôle industriel de Candé est fortement tourné vers l’export. Il travaille pour les deux tiers pour les marchés français et européens et pour un tiers pour le reste du monde.
Manitou (2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022, 5 000 salariés) fait état d’un marché des nacelles en forte croissance. La nacelle peut en effet remplacer un échafaudage ou une échelle (de plus en plus proscrites pour des raisons de sécurité) sur certaines tâches, avec l’avantage d’être facile à déplacer. Capable d’élever des personnes et des outils, soit près de 400 kilos, à 10 à 28 mètres de hauteur, cet équipement est aussi très polyvalent dans le bâtiment ou l’entretien des espaces verts par exemple.



