Son plus bas niveau depuis trente ans. C’est ce que devrait atteindre la production française d’électricité d’origine nucléaire en 2020.
Face à l’impact du Covid-19, EDF a été contraint de revoir fortement à la baisse ses estimations, tablant sur une production annuelle de 300 térawattheures (contre 375 à 390 TWh précédemment), puis de 330 et 360 TWh en 2021 et en 2022. La difficulté de conduire les opérations de maintenance des centrales – et donc leur capacité de production – et la chute actuelle de la consommation le conduisent à diminuer l’utilisation de son parc. En liaison avec le gestionnaire des lignes à haute tension RTE, EDF entend aussi contribuer "à la sécurisation de l’approvisionnement en électricité pendant l’hiver 2020-2021" et n’exclut pas de suspendre cet été et cet automne la production de plusieurs réacteurs, "afin d’économiser le combustible". En 2019, les 19 centrales nucléaires du parc ont assuré 71 % de la production d’électricité du pays.



