EDF Renouvelables débute la construction d’une centrale solaire au sol d’une puissance de 4 mégawatts-crête (MWc) à Aramon, dans le Gard, sur des terrains appartenant à Sanofi et proches de son usine de production (un millier de salariés) de principes actifs pharmaceutiques. Composée de plus de 7 720 panneaux photovoltaïques - bi-faces afin d’optimiser la production d’électricité -, la ferme solaire doit être mise en service début 2023. Originalité : elle ne sera pas reliée au réseau public d’électricité, mais directement à l’usine Sanofi. De "grande envergure" selon EDF Renouvelables pour une centrale en autoconsommation, elle aura une production estimée à 5 500 MWh par an. Elle devrait couvrir 11 % de la consommation d’énergie totale de l’usine Sanofi.
« Nous sommes fiers d’accueillir la plus grande centrale photovoltaïque signée par Sanofi à ce jour », commente le directeur du site d’Aramon Denis Largeau. Il évoque « des années d’investissement en faveur de l’efficacité énergétique » du site, certifié Iso 14001 et Iso 50001. Sanofi Aramon possède déjà 5 000 m² d’ombrières de parking.
Un contrat de douze ans
Si EDF Renouvelables garde confidentiel le montant de l’investissement dans la future centrale solaire, l’opération a obtenu une subvention européenne (fonds Feder) décidée par la région Occitanie de quasiment 900 000 euros, soit plus de 37 % des aides à l’investissement allouées sur ce fonds (2,45 millions d’euros).
Un contrat de partenariat de douze ans est signé entre EDF Renouvelables et Sanofi. EDF Renouvelables assurera l’exploitation et la maintenance de la ferme solaire durant toute sa durée de vie et au bout de douze ans, l’équipement sera détenu par Sanofi. EDF Renouvelables indique que ce type de solution sur-mesure est une nouvelle offre de service pour accompagner les entreprises industrielles à décarboner leur production énergétique, tout en sécurisant une partie de leur approvisionnement électrique à travers un tarif fixe.
Sanofi Aramon et EDF sont deux des membres fondateurs de la CleanTech Vallée, opérateur du Contrat de transition écologique (CTE) signé fin 2018 et focalisé sur le développement de l’industrie des technologies propres dans le Gard.



