La fusée européenne Ariane 6 ne décollera qu’au deuxième trimestre 2022 de Kourou, en Guyane, soit un décalage de plus de deux ans par rapport à la date initialement envisagée.
À cause de la pandémie de Covid-19, le fonctionnement des usines et des centres de développement de la chaîne industrielle d’Ariane 6 a été fortement ralenti. Durant des mois, l’accès aux installations techniques a été compliqué pour les équipes.
Par ailleurs, la construction du nouveau pas de tir en Guyane, mobilisant jusqu’à 600 personnes, a été aussi fortement perturbée par les semaines de fermeture de centre spatial. Encore aujourd’hui, le chantier ne tourne qu’à 50% de ses capacités. Le Covid-19 n’explique pas tout. Loin de là.
Les ingénieurs du programme spatial ont rencontré des difficultés techniques pour le développement de pièces critiques, comme le bras cryogénique qui relie le lanceur au pas de tir ou encore le générateur de puissance auxiliaire de l’étage supérieur du lanceur. La facture des retards s’élève à 230 millions d’euros.



