Siemens, Stadler, CAF, Hyundai... Les principaux concurrents d’Alstom se sont lancés avec retard dans la course au train à hydrogène.
Depuis quelques semaines, le constructeur français livre 14 Coradia iLint pour la ligne régionale de Basse-Saxe (Allemagne), la première au monde à faire rouler en service commercial des trains à hydrogène depuis la fin de l’été. Il fournira aussi 27 trains pour la région métropolitaine de Francfort.
De son côté, Siemens envisage un premier service commercial en 2024 pour les 7 trains Mireo Plus H commandés par la région de Berlin-Brandebourg. Hybari, le train développé par Hitachi et Toyota avec JR East, n’entrerait pas en service avant 2030. Le coréen Hyundai Rotem prévoit un tram alimenté en hydrogène avec une autonomie de 150 kilomètres en 2023 et une locomotive «high speed» pour 2030. L’espagnol CAF a réalisé ses premiers tests statiques avant l’été dans son usine de Saragosse sur le démonstrateur du projet FCH2Rail. Enfin, le suisse Stadler a choisi de traverser l’Atlantique pour lancer son premier train à hydrogène, le Flirt H2, destiné à la San Bernardino county transportation authority. Il doit entrer en service en 2024 et devrait disposer d’une autonomie de 600 kilomètres et résister à des températures de plus de 45 °C.
Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3712 - Novembre 2022



