Capture de CO2, hydrogène vert… Le producteur d’engrais Yara déroule son plan de décarbonation à marche forcée. Après la signature d’un contrat commercial avec la coentreprise Northern Lights de transport et stockage de CO2 en mer du Nord, pour son usine d’ammoniac et d’engrais Yara Sluiskil aux Pays-Bas fin août, l’industriel norvégien annonce passer à l‘hydrogène vert, pour produire son ammoniac en Australie. Et c’est un Français, Engie, qui a le lui fournir.
Annoncé en 2021, le projet Yuri vise à installer un électrolyseur de 10 MW, un parc photovoltaïque de 18 MW et 98MW de batteries sur le site Yara Pilbara situé à Karratha, en Australie-Occidentale, à 1500 km au nord de Perth. Il sera exploité par une société de projet, Yuri Operations PTY, détenue par Engie et le négociant japonais Mitsui & CO à 28%. C’est un autre français, Technip Energies, en consortium avec l’américain Monfort Group, qui a décroché le contrat d'ingénierie, fourniture d’équipements, construction et mise en service (EPCC) de l’usine d’hydrogène.
Le projet représente un investissement de 90 millions de dollars canadiens (68 millions d’euros) pour Engie. Il a reçu un soutien de 49,5 millions de dollars australiens (environ 37 millions d'euros) des pouvoirs publics australiens. La première phase, qui devrait être achevée en 2024, permettra de produire jusqu'à 640 tonnes d'hydrogène renouvelable par an. La construction doit commencer en novembre 2022.



