Dans l'alimentaire, 80% des entreprises anticipent une baisse de leurs ventes

80% des entreprises du secteur agroalimentaire anticipent une baisse de leur chiffre d'affaires. D'après le baromètre publié par l'Association Nationale de l'Agroalimentaire (ANIA), pour un tiers d'entre elles, cette baisse pourrait être supérieure à 50%.

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Le secteur de l'agroalimentaire a beau être classé comme prioritaire par le gouvernement, ses entreprises n'en sont pas pour autant épargnées par la crise.

Le secteur de l'agroalimentaire a beau être classé comme prioritaire par le gouvernement, ses entreprises n'en sont pas pour autant épargnées par la crise.

BAISSE DE CHIFFRES D'AFFAIRES

Selon un baromètre publié ce 1er avril par l'Association Nationale des Industries Agroalimentaire (ANIA) et réalisé auprès de plus de 550 entreprises, plus de 80% d'entre elles s'attendent à

voir leur chiffre d'affaires chuter. "Cette baisse pouvant être supérieure à 50 % pour 26 % d’entre elles" précise l'ANIA dans son étude. Résultat: "plus d'un tiers des industriels estiment que la crise actuelle a déjà entraîné la fermeture de sites de production" ajoute l'association.

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Seules 22% des interrogées anticipent une hausse de leurs ventes durant la période.

Absentéisme, première préoccupation des entreprises

L'absentéisme est la principale préoccupation des entreprises questionnées. Si le taux d'absents s'établit, à l'heure actuelle, à 10%, il est supérieur à 20 % dans 11 % des cas, et à 30 % pour 6% des situations. Au total, "près de 30 % des entreprises se disent affectées par un problème de main d’œuvre" précise l'ANIA.

"Le personnel a peur de venir travailler et vit du chantage familial. Des problématiques de transport en commun et de mode de gardes d’enfants sont aussi remontées" souligne, par exemple, l'Association régionale des industries agroalimentaires d'île de France.

Pas étonnant, dès lors, que le recours au chômage partiel et l'assouplissement du code du travail soient identifiés par les entreprises comme le premier facteur de relance à l’activité.

PROBLÈMES D'APPROVISIONNEMENT ET DE LOGISTIQUE

Parmi les autres freins identifiés par les entreprises, l'approvisionnement.

Plus de 40% des entreprises questionnées pointent du doigt des difficultés pour se fournir en emballages et en matières premières et 70% sont confrontées à des problèmes de transports. "Ces difficultés de logistique et de transport conduisent à des hausses de coût dans 50 % des cas" précise le baromètre.

Pour y faire face, les entreprises plébiscitent, pour 26% d'entre elles, un renforcement des mesures fiscales, en faveur de la trésorerie et l’emploi et un report ou annulation de charges en faveur de la trésorerie.

Reste à savoir si elles seront entendues. L'ANIA précise que son étude sera envoyée aux "décideurs politiques pertinents".

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