Reportage

Cycleurope devient Re-Cycles France et confirme un projet de nouvelle usine dans l'Aube

Le 22 novembre, le groupe Rebirth, qui a repris le groupe Cycleurope quelques semaines plus tôt, a dévoilé sa stratégie de développement. Le groupe normand entend renouveler l'outil industriel vieillissant du fabricant des vélos Gitane et Peugeot, avec une toute nouvelle usine prévue en 2027.

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Cycleurope Rebirth ouvrière vélo femme
L'usine de Re-Cycles France emploie 99 salariés en CDI.

Fidèle à son nom, le groupe Rebirth veut faire renaître Cycleurope. Et sans attendre ! Après avoir repris le fabricant des célèbres vélos Gitane et Peugeot et son site de Romilly-sur-Seine (Aube) fin septembre, le groupe Rebirth  présente d’ores et déjà une nouvelle stratégie.

«Une stratégie défensive»

«Cycleurope avait des bases commerciales solides grâce à ses marques emblématiques, mais souffrait d’un manque d’investissement ces dernières années, et d’un actionnaire (le groupe suédois Grimaldi, ndlr) qui cherchait peut-être à se désengager de la France, raconte Grégory Trébaol, président du groupe Rebirth. Dans un premier temps, nous avons décidé d’adopter une stratégie défensive, et d’aller chercher un client important pour livrer beaucoup de volumes en 2025.» Le client en question est la start-up belge Cowboy, qui conçoit des vélos électriques connectés. Entre 14000 et 18000 vélos à assistance électrique devront lui être livrés par an ; d’après le groupe Rebirth, cela représente un «doublement du carnet de commandes».

Pour accompagner cette croissance, le groupe Rebirth prévoit plusieurs investissements et recrutements, ayant déjà dû débourser un peu moins de dix millions d’euros pour la reprise de Cycleurope – qui devient Re-Cycles France –, selon nos informations. En 2023, Cycleurop avait réalisé 25 millions de chiffre d’affaires et comptait 43 salariés.

De premiers investissements ont été engagés : une ligne de rayonnage de roues de vélo fabriquée par l’annécien Bikebotix a déjà été livrée. D’autres sont prévus, comme l’installation de deux lignes aériennes d’assemblage, au premier semestre 2025, pour un million d’euros.

Cycleurope Rebirth ouvrière vélo femmeL'Usine Nouvelle
Cycleurope Rebirth ouvrière vélo femme Cycleurope Rebirth ouvrière vélo femme

Patricia, qui travaille sur le site de Romilly depuis 30 ans, pose des rayons sur une roue. Photo : L'Usine Nouvelle

Investissements et recrutements à venir

Mais le plus gros investissement à venir concerne la construction d’un nouveau site beaucoup plus moderne, proche de l’actuel, qui permettra au groupe de «redonner au site industriel de la densité de production». Le nouveau site, prévu pour 2027, aura une superficie de 25000 m2, soit plus petit que l'actuel de 36000 m2, mais beaucoup plus grand que l’usine Rebirth de Saint-Lô (Manche), qui s'étend sur 4000 m2. Pour l’instant, le montant de l'investissement nécessaire pour la nouvelle usine est estimé entre «15 et 17 millions d’euros».

Pour accompagner sa montée en puissance, Re-Cycles France va recruter une trentaine de profils d'ici à janvier 2025. «Nous recherchons principalement des opérateurs de production. Pour cela, nous travaillons avec la mission locale et l’école de la seconde chance, indique Valérie Noblet, responsable des ressources humaines de Re-Cycles France. Nous faisons également partie d’Interface 10, un groupement d’employeurs du département qui nous permet d’avoir à des salariés temporaires.»

À terme, Grégory Trébaol voudrait atteindre une production de 250000 vélos par an, de quoi capter 10 à 12% des ventes annuelles de vélos en France.

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