Un ancien cycliste amateur à la tête des fameux Cycles Lapierre. William Perrier a officiellement pris ses fonctions en tant que directeur général d’Accell France, branche du groupe néerlandais Accell (1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 3 700 salariés), qui a racheté les Cycles Lapierre en 1997. William Perrier, qui a démarré au sein de la filiale française d’Accell en 2020 en tant que responsable des ventes France au sein de la division des pièces et accessoires, est maintenant à la tête des 140 employés de l’usine des Cycles Lapierre à Dijon (Côte-d’Or).
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«Lapierre est vraiment la pépite du groupe, indique William Perrier. Du côté sportif, nous sommes au plus haut niveau mondial dans toutes les disciplines, mais nous voulons également que le vélo Lapierre soit celui de monsieur ou madame tout le monde.» En plus de Lapierre, Accell France produit et distribue les marques de vélo Winora, Haibike et Ghost, ainsi que deux marques de vélos cargos, Babboe et Carqon.
Sur son site de Dijon, Accell France produit 20 à 25 000 vélos Lapierre par an, fournissant notamment JCDecaux. Les vélos entrée de gamme en aluminium sont produits en Turquie, les autres vélos hauts de gamme aux Pays-Bas, et les modèles à assistance électrique (VAE) sont quant à eux assemblés en Hongrie. Selon une étude de l’Union Sport et Cycle, si la croissance du marché du VAE continue sur sa lancée, un vélo sur deux en France sera électrique en 2030.
«Rendre l’usine visitable»
Si William Perrier mise énormément sur le VAE, il ne compte pas négliger les autres segments. «Il faut que nos vélos répondent aux enjeux économiques du pays, explique-t-il. Nous avons aujourd’hui des produits qui s’adressent à la quasi-totalité des clients.» L’industriel compte également faire appel aux aides gouvernementales que propose le plan vélo, lancé en avril dernier et qui court jusqu’en décembre.
Une partie de la subvention, si elle est touchée, irait dans la modernisation du site de Dijon. «Nous avons la volonté de promouvoir l’assemblage du vélo en France, raconte l’ancien cycliste. Nous voulons donc rendre l’usine visitable, comme une autre usine emblématique de Dijon, celle Mulot et Petitjean». Son rêve ? Que l’usine Lapierre fasse partie des étapes du tour de Bourgogne, circuit vélo de 800 km.



