Les salariés de l'équipementier Mecachrome sont retournés chez eux le 17 mars. L'industriel a décidé de fermer ses huit usines françaises jusqu'au 22 mars, d'autant qu'un cas de coronavirus est suspecté dans l'usine de Vibraye (Sarthe), cas qui n’a pas été testé ni confirmé.
"Nous avons entamé le 18 mars une désinfection complète de tous les sites", explique Christian Cornille, président de l'équipementier aéronautique, dont le siège est à Amboise (Indre-et-Loire).
Cette fermeture intervient dans un contexte de confinement général au stade 3 de la pandémie, mais aussi d'arrêt de production chez Airbus. "Cette décision s’est faite avec l’ensemble de la filière aéronautique. Mes concurrents habituels sont aujourd’hui mes collègues", explique Christian Cornille.
Plan d'économies suspendu
Chez Mecachrome, le siège social et les fonctions support, ainsi que les cinq usines à l’étranger, continuent de tourner, car le confinement n’est pas encore généralisé au Portugal, au Maroc, en Tunisie, et au Canada, explique en substance le dirigeant.
Conséquence de cette crise du coronavirus, le plan d'économies préparé par Mecachrome suite à l'arrêt de production du B737Max est suspendu. Les usines de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) et Aubigny-sur-Nère (Cher) en France, et d’Evora (Portugal), dédiées à l’activité moteurs, étaient particulièrement exposées.
La direction entend profiter de cette pause pour repenser les flux de personnel à l'intérieur des usines, afin d'éviter les croisements. Exemple de mesure envisagée : "L’entrée aux vestiaires se fera par vagues échelonnées", illustre Christian Cornille.
Fournisseur de la plupart des programmes aéronautiques mondiaux, concepteur avec Safran des aubes du moteur Leap, Mecachrome a réalisé un chiffre d'affaires de 380 millions d'euros en 2019, en baisse de 5 %. Il emploie 3 000 salariés dans treize usines en France, au Portugal, au Maroc, en Tunisie et au Canada.



