Quatre jours pour se mettre en ordre de bataille. C’est la durée pendant laquelle Airbus va suspendre ses activités de production et d’assemblage d’avions en France et en Europe. Une décision annoncée mardi 17 mars qui fait suite aux nouvelles mesures de confinement prises la veille par le président de la République Emmanuel Macron au vu de la propagation du coronavirus.
En France, elle concerne avant tout les sites de Toulouse (Haute-Garonne), Nantes et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour les avions commerciaux, mais aussi Marignane (Bouches du Rhône) et Dugny (Seine-Saint-Denis) pour les hélicoptères. A ce stade, l’avionneur européen mise sur une potentielle reprise de ses activités le lundi 23 mars.
A quoi vont servir ces quatre jours ? "C'est le temps nécessaire pour préparer les postes de travail dans les usines, à nettoyer les usines et à définir de nouvelles méthodes pour que les salariés puissent travailler en toute sécurité", détaille un porte-parole de l’avionneur. Autant de mesures qui seront mises en œuvre en accord avec les partenaires sociaux. Pour tous les salariés qui ont la possibilité de travailler à domicile, le télétravail est bien sûr privilégié alors que le nombre de personnes infectées par le Covid 19 ne cesse de croître.

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Un trou d'air probable
Dans la foulée des constructeurs automobiles, tels que Renault et PSA, qui ont annoncé dès le lundi 16 février une suspension de leur production, Airbus se voit à son tour contraint d’embrayer. Un casse-tête en matière d’organisation alors que le groupe emploie en France quelque 48 000 personnes (sur un total de 135 000 salariés). Impossible de dire si la date de reprise prévue sera bien respectée, impossible de savoir dans quelle mesure le niveau de production sera équivalent ou inférieur à la normale. Les sites britanniques et allemands ne sont pour le moment pas touchés.
Autre question en suspens : face à l’effondrement du trafic aérien, Airbus va-t-il également être confronté à une série de reports de livraisons et de commandes voire d’annulations ? Pour le moment, encore peu de compagnies aériennes (Qantas, Air Asia et Cathay Pacific) ont effectué des demandes en ce sens. Mais le groupe précise dans son communiqué qu’il "travaille ensemble avec ses clients et ses fournisseurs pour minimiser l'impact de cette décision sur les activités". Car la chaîne de fournisseurs devrait également être touchée par cet arrêt de la production.



