Le missilier MBDA a stoppé le 18 mars ses trois usines de Bourges (Cher) et Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher) jusqu'au 23 mars inclus, pour faire face à la crise du coronavirus.
Dès le 16 mars, des personnels ont été incités à faire du télétravail, mais, même ralentie, la production se poursuivait. Depuis le 18 mars au matin, toutes les lignes sont à l'arrêt, que ce soit dans l'électronique et les sous-ensembles à Bourges, tout autant que pour l'assemblage final en Sologne. Roxel, spécialiste de la pyrotechnie, est aussi fermé à Bourges, juste à côté de l’usine MBDA.
Cet acteur majeur de la Défense nationale conserve toutefois un faible effectif chargé de "préparer le plan de reprise du travail de façon progressive dès mardi 24 au matin", explique une porte-parole du groupe européen. La sécurité de ces sites industriels sensibles reste assurée également. A noter que le siège social au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), qui abrite un bureau d'études, est également fermé. Tous vont être nettoyés et désinfectés.
L’Allemagne continue
"Nos managers mettent à profit cette pause pour réorganiser la production et les autres activités nécessitant de travailler dans un périmètre protégé (études, essais, etc.), en respectant les recommandations des autorités sanitaires afin d’assurer la sécurité des collaborateurs", ajoute la porte-parole.
A noter que les trois sites italiens ont déjà connu des fermetures de quelques jours la semaine dernière. En Italie, les autorités obligent les industriels à un nettoyage intégral quotidien. Le site allemand de MBDA poursuit son activité.
Détenu par Airbus, BAE et Leonardo, le missilier MBDA emploie 11 000 salariés dans le monde, dont 5 000 en France. Dans le centre du pays, 2 000 salariés fabriquent les missiles Scalp, MMP et Exocet qui équipent les navires, les avions et les chars de 90 armées dans le monde. MBDA a re?alise? un chiffre d'affaires en 2018 de 3,2 milliards d'euros et dispose d’un carnet de commandes de 17,4 milliards d'euros.



