Une étude italienne en date du 17 mars émettait la possibilité que la pollution atmosphérique puisse favoriser la propagation du coronavirus. Une affirmation qui n’est pas confirmée. Par contre, la pollution aux particules provoque l’irritation des bronches et l’aggravation des pathologies existantes, notamment pour les personnes atteinte du Covid-19.
Samedi 28 mars, un épisode de pollution aux particules de 24 heures a touché certaines régions françaises et notamment l’Île-de-France. La cause : une augmentation des températures mêlées à des sols froids qui transforme des polluants gazeux en particules.
L’épandage agricole dans l’œil du cyclone
L’origine : les épandages agricoles, mais aussi l’augmentation des chauffages notamment au bois, du brûlage des déchets. Ce phénomène revient malheureusement chaque année à la même époque. "En Île-de-France, le pic a atteint 68 mg de particules fines/m3, alors que la limite autorisée est de 50 mg", indique Anne Kauffmann, directrice des études chez Airparif. Mais il n’a duré que 24 heures, du fait de la quasi-absence (-90%) de circulation routière et du retour du vent.

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C’est l’épandage agricole qui est l’objet du courroux du collectif Air Santé Climat. Il demande aux pouvoirs publics de le limiter. "Les analyses montrent qu’il y a une concentration du nitrate d’ammonium qui est lié à l’épandage, assure Anne Kauffmann.
La preuve que la conversion de l’agriculture française vers un modèle plus respectueux de l’environnement demandera encore des années. Mais au moment où on demande à l'agriculture de nourrir la population française, ce n'est peut-être pas la priorité du moment.
Chute du NO2 et du CO2
L’absence de transport routier et aérien est bénéfique pour deux raisons. Pour la qualité de l’air avec "une très forte baisse des émissions de dioxyde d’azote (NO2)", confirme Airparif. Lors de la première semaine de confinement, la baisse a atteint 60% en région parisienne. Une information confirmée par l’Agence européenne de l’environnement (EEA) qui jugeait bonne la qualité de l’air à Paris, mais qui a aussi enregistré une baisse de 24 % de de la concentration de dioxyde d’azote à Milan (Italie). Ce gaz produit par les voitures mais aussi par les centrales thermiques peut causer des inflammations importantes des voies respiratoires.
Et pour le climat, la première région économique de France a enregistré une chute des émissions de CO2 de 30%. Avec de tels résultats, la responsabilité importante des transports aérien et routier dans le réchauffement climatique est une nouvelle fois mise en évidence. Du moins, tant qu’ils n’auront pas opté pour des énergies propres.



