Si la pandémie de Covid-19 a affecté la majorité des industriels mondiaux, certains ne connaissent pas la crise. C'est le cas de GTT. Le Français spécialisé dans le stockage cryogénique et le transport maritime du gaz naturel liquéfié (GNL) a annoncé des résultats en très forte hausse au premier semestre 2020. "Nos technologies sont très appréciées dans l'industrie du GNL", confie son PDG Philippe Berterottière à L'Usine Nouvelle.
Il peut se réjouir :
l'entreprise a vu ses bénéfices exploser et s'établir à 115,5 millions d'euros. C'est plus de deux fois le montant enregistré à la même période en 2019 (56,6 millions d'euros). Le chiffre d'affaires a grimpé à 203,8 millions d'euros, soit 66,2 % de plus que l'année dernière. Seule la division services s'est légèrement contractée, les opérations de maintenance ayant été mises en pause en raison du confinement.
18 commandes depuis janvier

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Pas de quoi entamer les ambitions de la société basée à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines). GTT, qui emploie 370 personnes est l'ETI française qui a déposé le plus de brevets en 2019, selon le dernier palmarès de l'Inpi publié fin juin. L'an dernier, elle a aussi pris commande pour la fabrication de systèmes de transport de GNL pour 57 méthaniers et six éthaniers. En 2020, et ce malgré la crise, l'entreprise a pour l'instant validé 18 commandes, dont 12 méthaniers.
L'activité ne se restreint pas seulement au stockage maritime. Comme en 2019, GTT a enregistré plusieurs contrats pour des conteneurs sur terre ou sous l'eau. Le 21 juillet, le Français a par exemple annoncé la signature d'un accord avec le chinois CPECCNC pour la conception d'un réservoir terrestre de stockage de GNL d’une capacité de 29 000 m3, dans la province Hebei. "On essaie toujours de développer de nouveaux projets", commente Philippe Berterottière.
Optimisme
Et après ? GTT envisage un avenir relativement radieux. "Nous estimons que la demande va continuer de croître en 2021 et 2022 et que le GNL va tirer son épingle du jeu, estime son PDG. Si le monde entier se mettait à utiliser du GNL au lieu du charbon et du pétrole, les émissions de CO2 baisseraient de 25 %".
Rien ne semble altérer cet optimiste, pas même le développement lent mais progressif de l'hydrogène. "L’hydrogène n’est pas la solution à tout, l’hydrogène devient liquide à – 250°C, vous avez besoin de beaucoup d’énergie pour descendre à cette température et il est très compliqué de maintenir votre liquide à celle-ci, nous voyons cela plutôt dans le long terme. Pour l’hydrogène gazeux cela va aller beaucoup plus vite", conclut Philippe Berterottière.



