Dans les placards des Français, depuis le 16 mars, les paquets de biscuits ont une place de choix. Depuis le début du confinement, la demande pour les produits d'épicerie sucrée a augmenté de près de 20%. Une hausse qui a obligé la biscuiterie Filet Bleu à Saint-Evarzec dans le Finistère à adapter son mode de production.
Diminution du nombres de formats
Comme beaucoup d'autres industriels, c'est d'abord en travaillant sur le nombre de références que l'industriel a décidé de jouer pour répondre à la nouvelle demande. L'entreprise qui travaille à 70% pour le groupe Agromousquetaires a fait le point avec son principal client pour savoir quels étaient les produits les plus demandés. "Nous avons concentré nos gammes pour fabriquer les références les plus faciles à produire", explique Christophe Duval.
filet bleu Résultat, sur les 100 références habituellement fabriquées à Saint-Evarzec, une trentaine ont été temporairement suspendues. "Notre priorité est de maintenir une référence sur toutes les familles de produits pour couvrir les besoins mais nous en avons supprimées sur les formats. Au lieu de sortir plusieurs formats par produit, nous ne produisons que le plus vendu", précise le responsable.

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Hausse de l'absentéisme
Un choix qui a aussi permis à l'entreprise, qui réalise un chiffre d'affaires annuel de 40 millions d'euros, de faire face à une augmentation de l'absentéisme au sein de son personnel.
Depuis le début du confinement, celui-ci est de 15% contre 6 à 8% habituellement, essentiellement en raison des gardes d’enfants et des personnes à la santé fragile qui ont été arrêtées. "Les salariés des fonctions supports et administratives n'ont pas hésité à venir nous rejoindre sur les lignes de production", ajoute Christophe Duval.
filet bleu Un mois et demi après le début du confinement, l'ensemble des lignes de production continuent de fonctionner en 3 X 8 tous les jours de la semaine.
Adaptation de la production aux normes sanitaires
Si, sur le site de Saint-Évarzec, le rythme n'a pas baissé, l'organisation de l'usine a toutefois dû s'adapter aux nouvelles contraintes sanitaires. "Nous avons immédiatement intégré le risque dans nos process de fabrication et modifié certaines de nos pratiques", confirme Christophe Duval.
Ainsi, l'entreprise a installé des écrans de séparation entre les postes de travail rapprochés et elle a mis en place un marquage au sol pour rappeler les distances de sécurité.
Dans les espaces de repos, les tables ont été séparées et une salle de pause supplémentaire a été créée. Une désinfection du site et des parties communes est également réalisée jour et nuit désormais. "Tous ces changements n'ont pas de coût industriel et n'impactent pas notre capacité de production", précise Christophe Duval.
filet bleu Le responsable reconnait toutefois que l'approvisionnement en gel et masque a représenté un coût supplémentaire sans pour autant en communiquer le montant.
Selon le baromètre publié par l'Association Nationale des Industries de l'Agroalimentaire, au sein des grandes entreprises et des ETI, les dépenses consacrées aux équipements de protection des salariés sont en hausse de 23%.
Après six semaines en mode de production adapté, l'entreprise se prépare désormais au déconfinement. "Nous allons progressivement réintégrer toutes les références pour retrouver un assortiment complet dans les semaines à venir", confirme Christophe Duval.



