C’est un des éléments centraux du plan stratégique de l’École des Mines. Initié en 2017, ce carnet de route pour les années futures a été repensé en 2021. Fruit d’échanges entre élèves, enseignants-chercheurs, membres de la direction, alumnis et partenaires, il s’articule autour de plusieurs axes : l’esprit entrepreneurial, la neutralité carbone ou la formation d'ingénieurs capables de répondre aux enjeux de société.
Mais ce plan stratégique entérine également la volonté de l’école de former 50% d'ingénieurs en plus d'ici à 2028, en passant de 130 étudiants à 200. « Nous voulons former des ingénieurs qui porteront des avancées scientifiques vers le progrès, mais qui savent aussi poser des problèmes, adopter une approche pluridisciplinaire, tout en donnant du sens aux travaux qu’ils produisent », liste Frédéric Fontane, directeur de l’enseignement de l’école.
La diversité au cœur du recrutement
En élargissant son recrutement, l’École des Mines, qui accueille actuellement 25% de filles, souhaite former des profils plus variés, notamment en termes de parité et de diversité sociale. Pour ce faire, elle ne veut pas capitaliser sur les classes préparatoires, mais ouvrir son diplôme aux étudiants des cycles pluridisciplinaires d'études supérieures (CPES), dispositif post-bac entre la prépa et l’université, d’une durée de trois ans. « Dans le cadre de l'Université Paris Sciences & Lettres [un regroupement d'écoles qu'a rejoint l'Ecole des Mines, ndlr], nous avons noué un CPES avec le Lycée Henri IV et projetons d’en développer un nouveau avec le lycée Louis-le-Grand », affirme Frédéric Fontane.
Pour mieux répondre aux enjeux sociétaux, l’École des Mines ouvre également son cycle ingénieur à des double-diplômes, notamment ingénieur-médecin, qui ont vocation à croître. L’année dernière, trois étudiants en médecine ont été diplômés du cycle ingénieur des Mines Paris, au terme d’une année d’enseignement. « Cela correspond vraiment à notre volonté d’avoir des gens très bons en médecine, mais qui ont des compétences complémentaires, par exemple en termes de management hospitalier ou des matériaux que l’on peut utiliser en médecine », clarifie Frédéric Fontane.
200 étudiants-ingénieurs en 2028
La croissance du nombre d’ingénieurs formés par les Mines sera progressive. Alors que les 130 élèves étudient actuellement répartis par groupe d'une quinzaine, la direction prévoit d’ajouter un groupe chaque année pour atteindre les 200 étudiants en 2028. Une évolution qui engendre le recrutement d’enseignants-chercheurs, mais aussi des adaptations en termes logistiques, notamment pour le matériel et l’environnement informatique. Mais avant d'augmenter son nombre d'étudiants et de professeurs, l'École des Mines devra attendre la validation du ministère de l'Économie, tutelle de l'établissement, à travers un contrat d'objectifs et de performances. Sa signature est attendue pour la fin de l'année 2022.



