Une ascension fulgurante ! Il n’a fallu qu’une poignée d’années pour que l’ETI Klubb Group se hisse au rang de numéro un européen du marché des nacelles élévatrices. «Pour la première fois, en 2023, nous avons réalisé 60% de nos ventes à l’international», se félicite Julien Bourrellis, le président du groupe. Selon lui, l’entreprise seine-et-marnaise qui réalisera 240 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 ne vise rien de moins que la place de leader mondial d’ici à cinq ans.
L’histoire de Klubb est assez singulière. Avant de devenir constructeur en 2015, la société a d’abord été le principal distributeur dans le monde d’un fabricant américain de bras pour nacelles. Elle avait déjà constitué tout un écosystème pour soutenir son activité quand elle a décidé de remonter la chaîne de valeur et de devenir maîtresse de son destin en arrêtant de travailler avec son partenaire états-unien. «Je craignais de perdre la moitié de mes clients, mais ils me sont restés fidèles», se souvient Julien Bourrellis. Restait à se développer. Le patron du groupe et son frère cadet, Henri, le directeur international, se sont donc attelés à structurer un réseau de partenaires internationaux avec l’avantage de très bien connaître le métier de distributeur et de pouvoir se targuer de leur réussite sur le marché domestique. Aujourd’hui, Klubb Group vend dans 48 pays.
Début 2024, le groupe a racheté Hematec, son distributeur allemand. Auparavant, il avait acquis ses partenaires commerciaux en Angleterre et en Belgique. «Depuis quatre ou cinq ans, nous faisons de la croissance externe. L’objectif n’est pas de grossir pour grossir, mais d’asseoir notre position de leader, d’offrir le meilleur service», précise le président. Klubb construit aussi son succès international sur la plasticité de son offre. «Pour être compétitif au plan mondial, il faut arriver à avoir une base commune industrielle mais personnalisable, afin que le bras puisse être monté sur n’importe quel camion», détaille le PDG. «L’important est d’être très proche des constructeurs automobiles pour être en amont de phase sur les projets de développement de camions», poursuit-il.
Le groupe confectionne dans ses trois usines de Ferrières-en-Brie, Croissy-Beaubourg (Seine-et-Marne), et de Charleville-Mézières (Ardennes). Pour ne pas rester prisonnier d’un seul marché, il a racheté un fabricant italien de dépanneuses, ainsi qu’une PME française façonnant des avitailleurs, ce qui porte son effectif à 850 salariés. Et ce n’est que le début !

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3732-3733 - Juillet-Août 2024



