Alors que la vague de cas de Covid-19 continue d'enfler en Europe et aux États-Unis, les respirateurs artificiels s'imposent en enjeu prioritaire. Le 31 mars, le consortium d'industriels VentilatorChallengeUK s'est formé au Royaume-Uni pour en produire, suivi en France par un consortium autour d'Air Liquide, qui vise à fabriquer 10 000 respirateurs d'ici mi-mai. Vendredi 27 mars, Donald Trump avait déjà imposé à General Motors de s'y mettre.
Et pour cause : les respirateurs artificiels sont le principal moyen de sauver les trop nombreux patients que le Covid-19 plonge dans un état critique. Ces patients développent un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), qui se manifeste par l'inflammation de nombreuses zones du poumon.
"Au niveau de ces zones enflammées, le poumon 's'effondre', c'est-à-dire qu'il n'est plus capable de s'ouvrir et de se remplir d'air. À la place, il se remplit de différents fluides dus aux processus d'inflammation", décrit Julian Botta, médecin-urgentiste au John Hopkins Hospital, à Baltimore (Maryland, États-Unis). Le patient ne peut plus respirer correctement, il doit être intubé. On lui introduit une sonde respiratoire par la bouche jusqu'à la trachée, après lui avoir administré du curare, un anesthésiant musculaire.



