Cocorico ! Adionics implantée aux Ulis (Essonne) a levé 25 millions d’euros en 2023. La jeune pousse a notamment bénéficié d'un investissement du géant chilien du lithium SQM. Une reconnaissance de taille pour l'entreprise fondée en 2012 sur le créneau du traitement de l’eau et qui s’est réorientée vers «l’or blanc» en 2017. Rien d’unique : une myriade d’acteurs dans le monde misent, comme Adionics, sur l’extraction directe de lithium (DLE).
Pour séparer le métal des eaux souterraines salées dans lesquelles il se trouve naturellement, l’industrie minière compte aujourd’hui sur l’évaporation des saumures pompées vers des lacs en surface. Via des installations industrielles, le DLE promet d’accélérer le procédé et d’en optimiser le rendement, grâce à des réactions chimiques millimétrées qui attrapent le métal, tout en réutilisant l’eau restante. Dans cette famille technologique, Adionics se distingue par son procédé d’extraction «liquide-liquide» à la fois très sélectif (donc peu sensible aux impuretés) et surtout sobre en eau.
Un procédé très économe en eau
Une particularité précieuse, alors que le gouvernement chilien a annoncé vouloir s’attaquer à la surexploitation des saumures. Adionics, qui a déjà trois pilotes semi-industriels en activité, accède donc à l’industrialisation. Son nouveau PDG, Gabriel Toffani, est arrivé en 2022 pour cela, après trente ans chez Suez. D’ici à la fin de l’année, Adionics compte passer de 45 à 80 employés. Elle se positionne sur un modèle de vente de plans et d’équipements industriels et espère un premier contrat cette année. Elle vise à terme «20 à 30 % du marché sud-américain.»
Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3727 - Février 2024



