Dans les raffineries et dépôts français de TotalEnergies et Esso-Exxonmobil, la pression ne retombe pas pour réclamer une hausse des salaires et un partage plus équitable des bénéfices.
La mesure de réquisition des salariés prise par la Première ministre le mardi 11 octobre semble avoir renforcé le mouvement social. Le syndicat Force Ouvrière s'est joint au mouvement sur tous les sites concernés. La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) a rejoint la grève le 12 octobre, avec 80% de salariés mobilisés selon la CGT.
La grève concerne désormais un dépôt et quatre raffineries de TotalEnergies sur cinq et une des deux raffineries d’Esso-Exxonmobil. Sur le site de l’entreprise américaine à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), les salariés ont en effet voté la fin de la grève ce 13 octobre en début d’après-midi, selon la CGT et la direction. A l'inverse, les grévistes au sein des raffineries de TotalEnergies ont de leur côté voté pour une reconduction du mouvement ce 13 octobre dans l'après-midi.
A Gravenchon et Flandres, les réquisitions démarrent
Au dépôt TotalEnergies de Flandres, près de Dunkerque (Nord), la réquisition du personnel est effective depuis ce jeudi 13 octobre à 14 heures, a affirmé une source gouvernementale à Libération. À la raffinerie Esso-ExxonMobil de Gravenchon (Seine-Maritime), quatre salariés ont été réquisitionnés, deux pour mercredi et deux pour jeudi, selon le ministère de la Transition énergétique. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a annoncé le dépôt d'un recours en référé pour contester cette mesure de réquisition.
Chez TotalEnergies, après 17 jours de conflit sur les salaires, la direction a proposé le versement en décembre d’un bonus exceptionnel représentant un mois de salaire à l’ensemble de ses salariés dans le monde. Mais ce sont des augmentations de salaires pérennes que réclament les syndicats. Le groupe énergétique a annoncé l'ouverture de négociations salariales collectives ce jeudi 13 octobre en début de soirée.



