Les hydravions sont, aujourd’hui encore, plus souvent dotés de flotteurs que de foils, utilisés en nautisme. Six étudiants de l’Estaca, l'école d’ingénieurs de Paris-Saclay, ont été retenus par l’association Estaca Modélisme pour continuer à faire avancer le projet d’hydravion électrique à foils, qui avait fait ses premiers pas avec une précédente promotion d’étudiants. Leur projet concourt au Grand challenge des écoles d’ingénieurs, dans la catégorie Écomobilité, organisé par L’Usine Nouvelle. Les lauréats seront connus le 15 mai.
«La complexité réside dans le fait que si l’hydravion doit être stable sur l’eau, il doit aussi rester équilibré au cours des phases de décollage et d’atterrissage», explique Loïc Delebarre, l'étudiant coordinateur du projet cette année. Le prototype est pour le moment à l’échelle 1/8e et des questions restent à trancher pour un modèle grandeur nature.
Légèreté et résistance
Sur les matériaux, d’abord : les composites utilisés doivent répondre à des critères de légèreté et de résistance. Mais aussi sur la structure : où conviendra-t-il de la renforcer ? «La question est la même que sur un bâtiment, quand on se demande comment mettre les poutres au bon endroit», compare Loïc Delebarre.
La structure générale a été définie, tout comme le raccord entre les ailes et le fuselage, mais de nombreux détails doivent encore être réglés. D’où le souhait des étudiants de travailler avec des industriels, pour aller plus loin. À terme, selon Loïc Delebarre, un tel hydravion serait utile au désenclavement de petites îles, pour intervenir en cas de catastrophe naturelle, d’évacuation sanitaire et, pourquoi pas, comme engin de lutte contre les incendies s’il peut se transformer en canadair.



