Avril et Bpifrance reprennent l’usine d’acides aminés de MetEx Nøøvistagoo à Amiens

L’offre du groupe Avril en association avec Bpifrance pour la reprise des activités de Metabolic Explorer pour les acides aminés de fermentation a été validée par le tribunal de commerce de Paris. 315 emplois sont repris, sur un total actuel de 361, tout comme l’usine de Metex Nøøvistago à Amiens (Somme) et des activités de R&D à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme).

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Acquise auprès d'Ajinomoto en 2021 par Metabolic Explorer, l'usine d'acides aminés de fermentation de MetEx Noovistago va désormais passer sous le contrôle du groupe Avril (55%) et de Bpifrance (45%).

Un peu plus d’un mois après le dépôt de l’offre de reprise de Metex Nøøvistago, le tribunal de commerce de Paris vient donc de l’accepter, le 12 juillet, selon le groupe Avril. La reprise doit intervenir dès le 16 juillet 2024.

Le détail du plan de redressement des activités et des projets de développement seront présentés le 16 juillet. Au total, 315 emplois seraient sauvés, sur un effectif total de 361 salariés. La reprise permet la poursuite des activités de l’usine d’acides aminés de fermentation à Amiens, dans la Somme. Ce site, dont la compétitivité est étranglée ces dernières années par les hauts prix du sucre et par la concurrence chinoise, est particulièrement stratégique pour la France et l’Europe puisqu’il s’agit de la seule usine d’acides aminés de fermentation sur le continent européen, produisant essentiellement pour l’alimentation animale. Avril et Bpifrance reprendront aussi certaines activités de l'unité de R&D implantée à Saint-Beauzire, dans le Puy-de-Dôme, siège historique de Metabolic Explorer.

Une usine unique en Europe mais étranglée par le prix du sucre et la concurrence chinoise

Le montant du rachat, qui doit être au-delà de l’euro symbolique, n’a pas été dévoilé par Avril. Le groupe pilote la reprise avec une implication à hauteur de 55%, tandis que Bpifrance, via son fonds d’investissement SPI (Sociétés de projets industriels) intervient à 45%. Cette offre désormais validée est accompagnée de soutiens publics, en particulier de la région Hauts-de-France ainsi que d’Amiens Métropole.

En termes d’emploi, l'offre de reprise, telle que validée par le tribunal, prévoit de maintenir 275 des 282 postes de l'usine d'Amiens, soit une réduction de 7 postes, apprend-on du côté d'Avril. Pour les activités de R&D à Saint-Beauzire, 40 des 79 emplois seraient sauvés, ce qui conduirait à 39 licenciements. Au total, 46 salariés actuels ne seraient donc pas repris, et 315 emplois sauvés.

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