Stellantis devra-t-il aller en enfer pour trouver les métaux dont il a besoin ? Le constructeur s’en est rapproché fin août, en investissant plus de 100 millions de dollars dans l’entreprise américaine Controlled Thermal Ressources (CTR).
Baptisé Hell’s Kitchen (la cuisine du diable), le projet CTR vise à exploiter les saumures surchauffées que l’on trouve sous le lac de Salton Sea, en Californie, pour produire du lithium de qualité batterie et de l’électricité géothermique.
Un défi d’ingénierie, qui suppose de développer des méthodes de filtration du lithium efficaces et un système résistant aux éléments toxiques ou corrosifs de ces saumures, très difficiles à manipuler. CTR doit commencer à fournir Stellantis en 2027, avec l’objectif de lui livrer 65 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an. De quoi produire un million de voitures. En se fournissant sur le sol américain, Stellantis, qui compte vendre la moitié de ses véhicules légers en version électrique aux États-Unis en 2030, les rendra éligibles aux crédits d’impôt de l’Inflation reduction act.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3722 - Septembre 2023



