Atos reporte de nouveau le choix d’une offre de reprise

Le conseil d’administration d’Atos a prolongé jusqu’à la semaine du 10 juin le choix d’une offre de reprise. Les créanciers du groupe de services informatiques doivent se prononcer entre les propositions portées par Daniel Kretinsky et David Layani.

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Atos usine d'Angers
La gouvernance d'Atos est amenée à évoluer.

Pas de fumée blanche chez Atos. Le conseil d’administration du groupe spécialisé dans les services informatiques a prolongé, «jusqu’au début de la semaine du 10 juin 2024», le délai pour la sélection d’une proposition de restructuration financière, tout en maintenant son objectif de parvenir à un accord final d’ici au mois de juillet.

Objectif de ce report, sous la houlette de l’administratrice judiciaire Hélène Bourbouloux, «maximiser le soutien des créanciers financiers de la société en faveur de leur proposition privilégiée», précise le groupe dans un communiqué publié le 6 juin.

Atos, qui devait annoncer avant le 31 mai, puis cette semaine, le choix d’une offre de reprise, doit trancher entre la proposition du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, en partenariat avec le fonds d’investissement britannique Attestor, et celle de David Layani, le patron-fondateur du cabinet de conseil en numérique Onepoint, avec Butler Industries et Econocom.

«La mise en œuvre des propositions entraînera dans tous les cas de figure une dilution massive des actionnaires actuels d’Atos SE», prévenait, lundi 3 juin, le groupe.

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Le sort de Worldgrid en question

Face à son endettement, Atos a perdu 15 000 emplois en deux ans, pour compter un peu moins de 95 000 salariés dans le monde, dont 10000 en France. Alors que le plan porté par David Layani prévoit de maintenir l’intégralité du groupe, celui de Daniel Kretinsky prévoit de se recentrer sur Tech Foundations (infogérance, services numériques aux entreprises), et sur la cybersécurité par l’intermédiaire de l’activité logée dans la division Big data et sécurité. Chacune de ces deux offres ont préalablement été révisées.

Fin mai, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait fait part de l’intention de «garder sous le contrôle de l’Etat» la filiale Worldgrid, spécialisée dans les logiciels de contrôle-commande pour les centrales nucléaires.

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