Les syndicats CGT et Sud du Centre technique de Lardy (CTL) de Renault en Essonne ont appelé le 11 juin au matin les salariés de l’établissement a observé un mouvement de grève symbolique d’une heure. La mobilisation avait pour objectif de protester contre le projet de plan d’économie présenté par le constructeur automobile le 29 mai 2020 et qui prévoit, notamment, d’importantes suppressions de postes dans l’ingénierie et le tertiaire.
Les personnels Renault ainsi que ceux des prestataires extérieurs travaillant sur le site étaient invités à se rassembler devant les grilles du centre ainsi qu’à se mobiliser sur internet pour ceux qui sont encore en télétravail.
Alors que dans son projet la direction de Renault prévoit d’économiser 800 millions d’euros, grâce à l’amélioration de l’efficacité et à la réduction des coûts de l’ingénierie, les syndicats du CTL estiment que le tiers des effectifs du site est menacé soit 800 emplois sur les 2 300 salariés actuels, personnels Renault et prestataires extérieurs compris.
Aucune précision quant aux réductions d’effectifs pour chaque site n’a encore été apportée. Ces précisions seront divulguées en priorité aux instances représentatives du personnel a indiqué, en substance, un porte-parole de Renault.
Les salariés espèrent en savoir plus après le prochain comité central social économique prévu, le 16 juin.
Coupes claires dans les prestataires extérieurs
Les personnels du CTL s’inquiètent également des annonces faites quant à la répartition des activités au sein de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. "Nous ne voyons rien de concret pour remplacer le déclin programmé de nos moteurs thermiques alors que le site de Lardy devrait être au cœur de la stratégie de validation des nouvelles technologies GMP (groupe motopropulseur, ndlr) destinées à répondre aux exigences environnementales imposées par la réglementation", déplore un communiqué de l’intersyndicale du CTL.
Selon la CGT 2 300 postes pourraient être supprimés d’ici trois ans dans les établissements d’ingénierie et du tertiaire de Renault en Île-de-France (Lardy et le Technocentre de Guyancourt dans les Yvelines).
"Nous envisageons également une mobilisation dont les formes ne sont pas définitivement arrêtées" a précisé, pour sa part, un représentant du syndicat Sud du Technocentre de Guyancourt. Outre les pertes d’emplois parmi le personnel Renault, ce syndicat redoute, dans les mois à venir, des coupes claires parmi les 4 000 prestataires extérieurs du site.



