Quels sites français sont concernés par le plan de réduction des coûts de Renault ?

Dans son plan de réduction des coûts d'environ 2 milliards d'euros présenté le 29 mai, Renault prévoit la réorganisation et le transfert d'activités de certains sites. 4 600 emplois doivent être supprimés en France, sur un total de 15 000 dans le monde. L'Usine Nouvelle fait le point sur les usines concernées.

Réservé aux abonnés
Usine Renault à Maubeuge (Nord) - Janvier 2017
Le site de Maubeuge (Nord) pourrait ne plus assembler le Kangoo.

Renault a présenté le 29 mai son "projet de plan de réduction des coûts de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans". Ce plan prévoit la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Six sites de l'Hexagone devraient être affectés par des restructurations au mieux, des fermetures au pire.

Transferts d'activités

Dans le Val-de-Marne, Renault étudie la fermeture de son site de Choisy-le-Roi. Doté d'une expertise dans la rénovation d'organes mécaniques, le site produit moteurs, boîtes de vitesses mécaniques, turbo, pompes d’injection et collections de culasses et emploie plus de 250 personnes.

Ces activités pourraient être transférées au site de Flins (Yvelines), qui cesserait d'assembler des modèles comme la Nissan Micra et la Zoé. Actuellement, Flins emploie quelque 2 600 personnes et se consacre uniquement au montage de véhicules.

Vos indices
Indices & cotations
Tous les indices

À Maubeuge (Nord), où travaillent 1 600 personnes, Renault envisage de cesser l'assemblage du Kangoo et du Kangoo Z.E pour permettre au site de se consacrer à nouveau à ses activités initiales : l'emboutissage et la tôlerie. Le montage du Kangoo serait transféré à Douai (Nord), qui doit devenir un "pôle d’excellence optimisé des véhicules électriques et utilitaires légers dans le nord de la France".

Dieppe et Caudan ne fermeront pas

Initialement menacée, l'usine de Dieppe (Seine-Maritime), qui emploie plus de 405 personnes pour l'assemblage et le montage des véhicules de la célèbre marque sportive française, aurait obtenu un sursis d'au moins deux ans, a-t-on appris le 29 mai. Une réflexion sur l'avenir du site doit être engagée et un plan de reconversion est envisagé.

Également sur la sellette, la Fonderie de Bretagne de Caudan (Morbihan), qui emploie plus de 400 personnes et produit diverses pièces nécessaires aux moteurs et boites de vitesses, ne devrait pas être fermée. À l'issue d'un CSE extraordinaire le 29 mai, la direction du site et la CGT ont annoncé que l'usine continuerait de tourner et qu'aucun projet de reprise n'était envisagé à ce stade.

Enfin, le Technocentre de Guyancourt (Yvelines), qui rassemble environ 12 000 personnes pour la définition et la conception des gammes des marques Renault, Dacia et Renault Samsung Motors, est également concerné par le plan. Le groupe prévoit d'y "réorganiser ses activités", sans que plus de précisions ne soient apportées pour l'instant.

Abonnés
Le baromètre de l’auto
Suivez l’évolution des marchés automobiles français et européen mois après mois grâce à notre tableau de bord.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
28 - 3F CENTRE VAL DE LOIRE
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs