Renault a présenté le 29 mai son "projet de plan de réduction des coûts de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans". Ce plan prévoit la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Six sites de l'Hexagone devraient être affectés par des restructurations au mieux, des fermetures au pire.
Transferts d'activités
Dans le Val-de-Marne, Renault étudie la fermeture de son site de Choisy-le-Roi. Doté d'une expertise dans la rénovation d'organes mécaniques, le site produit moteurs, boîtes de vitesses mécaniques, turbo, pompes d’injection et collections de culasses et emploie plus de 250 personnes.
Ces activités pourraient être transférées au site de Flins (Yvelines), qui cesserait d'assembler des modèles comme la Nissan Micra et la Zoé. Actuellement, Flins emploie quelque 2 600 personnes et se consacre uniquement au montage de véhicules.

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À Maubeuge (Nord), où travaillent 1 600 personnes, Renault envisage de cesser l'assemblage du Kangoo et du Kangoo Z.E pour permettre au site de se consacrer à nouveau à ses activités initiales : l'emboutissage et la tôlerie. Le montage du Kangoo serait transféré à Douai (Nord), qui doit devenir un "pôle d’excellence optimisé des véhicules électriques et utilitaires légers dans le nord de la France".
Dieppe et Caudan ne fermeront pas
Initialement menacée, l'usine de Dieppe (Seine-Maritime), qui emploie plus de 405 personnes pour l'assemblage et le montage des véhicules de la célèbre marque sportive française, aurait obtenu un sursis d'au moins deux ans, a-t-on appris le 29 mai. Une réflexion sur l'avenir du site doit être engagée et un plan de reconversion est envisagé.
Également sur la sellette, la Fonderie de Bretagne de Caudan (Morbihan), qui emploie plus de 400 personnes et produit diverses pièces nécessaires aux moteurs et boites de vitesses, ne devrait pas être fermée. À l'issue d'un CSE extraordinaire le 29 mai, la direction du site et la CGT ont annoncé que l'usine continuerait de tourner et qu'aucun projet de reprise n'était envisagé à ce stade.
Enfin, le Technocentre de Guyancourt (Yvelines), qui rassemble environ 12 000 personnes pour la définition et la conception des gammes des marques Renault, Dacia et Renault Samsung Motors, est également concerné par le plan. Le groupe prévoit d'y "réorganiser ses activités", sans que plus de précisions ne soient apportées pour l'instant.



