Pour enrayer la spirale négative des retards de livraisons et répondre dans les temps aux prochaines commandes sur le marché des TGV en plein essor, Alstom investit 150 millions d’euros sur fonds propres (2025-2026).
« Il s’agit d’un investissement sans précédent pour la France, qui est à même de répondre à une forte croissance du marché sur les trains à grande vitesse », a indiqué à « L’Usine Nouvelle » Frédéric Wiscart, le président d’Alstom France. À la CGT, on estime que c’est « une goutte d’eau par rapport aux besoins ».
Concrètement, ce plan prévoit la construction d’une nouvelle ligne d’assemblage (30 millions d’euros) pour les TGV Avelia Horizon, une première pour l’usine de Petite-Forêt (Nord), qui fabrique habituellement des métros et des trains régionaux. La Rochelle (Charente-Maritime), site historique pour la construction des TGV, verra ses capacités de chaudronnage et d’assemblage doublées afin de répondre aux commandes de la SNCF, mais également de la start-up Proxima et du Maroc (près de 40 millions d’euros).
Le groupe français mise aussi sur la digitalisation et la simulation par ordinateur pour réduire le temps d’essai des trains. À Belfort, un nouveau bâtiment permettra de préparer la mise en service commerciale des rames (10 millions d’euros)... Alstom va également investir plus de 10 millions d’euros dans sa chaîne d’approvisionnement « afin d’aider les fournisseurs à accompagner le groupe ». Enfin, un plan d’embauches d’au moins 1 000 personnes en 2025 est programmé, avec plusieurs millions d’euros engagés dans le développement de la formation interne.

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025



