A Saint-Brieuc, Iberdrola met en service le deuxième parc éolien en mer français

Le producteur espagnol d’électricité Iberdrola a annoncé mardi 28 mai la mise en service complète du parc éolien offshore de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Avec une capacité installée de 496 mégawatts, il devient le deuxième grand parc éolien en mer totalement en service en France.

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Parc éolien en mer de Saint-Brieuc
La première éolienne du parc éolien en mer de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) avait été connectée au réseau en juillet 2023.

Et la médaille d'argent revient à... Iberdrola. L'espagnol, à travers sa filiale Ailes Marines, a annoncé, mardi 28 mai, la mise en service complète du parc éolien en mer de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). D’une capacité installée de 496 mégawatts (MW), il fonctionnera pendant au moins 25 ans. Le site briochin devient ainsi le deuxième grand parc éolien en mer totalement actif en France, depuis la mise en service complète en novembre 2022 du parc éolien de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Un investissement de 2,4 milliards d’euros

Situées à 16 kilomètres des côtes, les 62 éoliennes devraient produire l’équivalent de 9% de la consommation électrique annuelle de la Bretagne. Fabriquées sur le site de l’entreprise espagnole Siemens Gamesa au Havre (Seine-Maritime), les turbines de 8 MW sont, d'après l’entreprise, les plus puissantes installées sur un parc éolien français à ce jour.

Le chantier a mobilisé 1700 personnes en France, dont 500 en Bretagne. Une partie des composants de la fondation jacket (en structure métallique) et les équipements électriques des mâts des 62 éoliennes ont été assemblés sur le polder de Brest (Finistère), respectivement par le consortium Navantia Windar et Haizea Breizh, filiale du groupe espagnol Haizea Wind. Le parc représente un investissement de 2,4 milliards d’euros – un peu plus que celui de Saint-Nazaire, d’une puissance de 480 MW. 

La sous-station électrique, chargée d’envoyer l’électricité du parc vers la terre, a été conçue et fabriquée, elle, par Equans et la filiale belge d’Eiffage métal Smulders. Son assemblage a été réalisé en Belgique, sur le chantier d’Equans, et celui de sa fondation jacket aux Pays-Bas, au chantier d’Heerema.

Cette mise en service intervient après trois ans de travaux et douze ans après l’annonce du lauréat de l’appel d’offres, en 2012. Prochain site sur la liste : le parc éolien en mer de Fécamp (Seine-Maritime) doit être mis en service dans le courant de l’été, avec une puissance de 500 MW. Trois autres chantiers doivent être mis en service d’ici à 2026, à Dieppe – Le Tréport (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Yeu – Noirmoutier (Vendée).

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