Un défi vertigineux se présente à Nicolas Chandellier, 55 ans, directeur général de Carbon depuis janvier. Il a pour mission de relancer la production de cellules photovoltaïques en Europe, à travers le projet de la start-up industrielle lyonnaise. Une usine à monter de toutes pièces à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), 1,5 milliard d’euros d’investissement, plusieurs centaines d’emplois à créer, des négociations avec l’État, l’Europe, les collectivités locales... Rien de moins. «Dit comme ça, ça a l’air effrayant, reconnaît-il. Mon rôle est de bien m’entourer pour que l’usine produise d’emblée en masse, en recrutant des personnes qui savent ce que représente une fabrication à grande échelle.»
Une longue carrière dans l'industrie
Cet ingénieur Insa Lyon a fait toute sa carrière chez le leader mondial des seringues et des dispositifs médicaux Becton Dickinson. Soit trente-deux ans de progression, du poste de chargé de projet jusqu’à la vice-présidence Monde, en passant par la direction de l’usine de Pont-de-Claix (Isère). C’est d’ailleurs à Grenoble qu’il a eu vent du projet de Pierre-Emmanuel Martin, le patron de l’installateur de panneaux solaires Terre et Lac, de relocaliser ses fournitures aujourd’hui importées de Chine. «Je déjeunais régulièrement dans le restaurant de son frère, la connexion s’est faite comme ça», confie cet amoureux de montagne et de nature, séduit par la réponse de Carbon à l’enjeu de transition écologique.



