L’expérience de la fusion nucléaire est repartie pour les Britanniques. Selon un article de la BBC, le Royaume-Uni a mis sous tension le 29 octobre son nouveau réacteur « amélioré » de fusion nucléaire, dénommé Mega Amp Spherical Tokamak (Mast) Upgrade, situé dans le comté d'Oxford.
Fruit de sept années de construction et d'un investissement de 61 millions d’euros (55 millions de livres), ce réacteur remplace le précédent qui a été opérationnel de 2000 à 2013. Il servira de banc d’essai pour les technologies sur la fusion nucléaire encore inachevée.
Il est hébergé par le Culham Center for Fusion Energy, le laboratoire de recherche britannique de la fusion nucléaire financé par "the engineering and physical sciences research council".
Le potentiel de la fusion nucléaire

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 58.7+6.53
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
Contrairement à la fission, la fusion atomique ne provoque pas de déchet radioactif, est plus puissante et moins gourmande en matériaux rares. Alors que la fission utilise des matériaux rares comme l’uranium et le plutonium, la fusion nucléaire a besoin d’atomes d’hydrogène, le plus présent dans l’univers.
L’innovation du Mast Upgrade : son tokamak
Le réacteur du Mast Upgrade est composé d’une pièce indispensable, le tokamak. C’est dans cette installation que les atomes d’hydrogènes sont chauffés à très haute température et soumis à un confinement magnétique pour que les protons, qui d’habitude se repoussent, arrivent à se rencontrer et fusionner.
Le tokamak du Mast Upgrade a été renouvelé à 90% par rapport au précédent. Alors que la forme conventionnelle d’un tokamak s’apparente à un donut géant, celui du Mast Upgrade a la forme d’une pomme. Plus petit, il serait plus efficace et permettrait d’obtenir une plus grande stabilité au plasma (hydrogène chauffé à très haute température) qui gravite à l’intérieur, estiment les Britanniques.
Encore un long chemin pour maitriser la fusion nucléaire
Bien que cette nouvelle installation soit prometteuse, les technologies actuelles ne permettent pas de produire de l’énergie à partir de fusion nucléaire à un rythme industriel. La grande quantité de chaleur requise pour créer le phénomène de fusion ainsi que la stabilité du plasma demeurent des obstacles. Le gouvernement britannique prévoit cependant que cette production d'énergie soit opérationnelle à partir de 2040.
Le Culham Center for Fusion Energy participe également au projet international ITER, dont le siège est situé à Cadarache (Bouches-du-Rhône) en France. ITER a pour but de construire le plus grand tokamak au monde – dont l’assemblage a débuté le 28 juillet -, en associant 35 pays et de nombreux industriels français. Et d'atteindre la pleine puissance en 2035...



