Et de onze ! Après Newcleo et Naarea en juin 2023, Jimmy, Otrera, Calogena, Blue Caspule, Hexana et Renaissance Fusion en novembre 2023, les trois derniers lauréats de l’appel à projets «Réacteurs nucléaires innovants» du plan France 2030 ont été annoncés lors du Sommet international sur l'énergie nucléaire de l’AIEA, le 21 mars à Bruxelles, par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et le ministre délégué chargé de l'Industrie Roland Lescure.
Ce premier appel à projets pour faire émerger des projets de petits réacteurs nucléaires modulaires de troisième (SMR) et quatrième génération (AMR) est opéré pour le compte de l’État par Bpifrance avec le soutien de l’Agence de programme de nucléaire innovation (APNI) du CEA. Il a été lancé le 2 mars 2022 et s’est clos le 28 juin 2023. Quinze dossiers avaient été déposés.
Stellaria
Start-up issue du CEA, Stellaria a finalement décroché une aide de France 2030. Fondée le 16 mai 2023, elle veut développer Stellarium, un réacteur à neutrons rapides à sels fondus, d’environ 250 MWth ou 110 MWe en vue de produire de l’électricité et de la chaleur pour des grands industriels et les opérateurs de réseau dès 2032. Elle travaille avec Orano sur la conception des premiers combustibles liquides et a tissé des partenariats avec Technip Energies, Schneider Electric et bénéficiera du soutien technique du CEA.
Thorizon
Le deuxième lauréat est la start-up néerlandaise Thorizon, fondée en 2018 et qui, comme Newcleo, a ouvert un établissement en France, pour bénéficier de l’appel à projets France 2030, des compétences et des synergies avec d’autre start-up, comme Naarea avec laquelle elle a signé un partenariat. Thorizon développe un réacteur de 250 MWth à neutrons rapides à sels fondus visant à générer 100 MWe.

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Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
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Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
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3 Avril 2026
Gazole France TTC€/litre
Sa conception s’appuie sur un assemblage innovant modulaire de cartouches interchangeables sous-critiques, dont la mise en commun forme le cœur fissile du réacteur, afin de répondre à la problématique de la corrosion des structures par les sels. Elle travaille elle aussi avec Orano sur les combustibles, avec l’ingénieriste américain Oakridge et des centres de recherche, dont le CEA.
Taranis
Le denier des trois nouveaux lauréats est, comme Renaissance Fusion, une start-up misant non plus sur la fission nucléaire pour produire de l’électricité, mais sur la fusion. Avec son projet Taranis, GenF, créé à paris en juillet 2023, «ambitionne de développer et d’industrialiser la production d’énergie électrique issue de réactions de fusion nucléaire deutérium-tritium obtenues par confinement inertiel sous la pression de lasers à haute énergie», explique Bercy dans un communiqué.
Elle veut «démontrer la rentabilité économique de cette réaction avec le développement d’un réacteur intégré pour la génération puis la conversion d’énergie en électricité avec un objectif de 1000 MWth». Elle travaille sur ce sujet avec deux unités mixtes de recherche du CEA, LULI (CNRS Polytechnique - CEA) et CELIA (CNRS - Université de Bordeaux - CEA).
Sur les dix projets français de SMR et d’AMR qui ont émergé suite à l’appel à projets de France 2030, seuls les projets Archeos et Sparta de Neext Engineering n’ont pas décroché d’aides publiques.



