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Les points-clés à retenir de la présentation du Plan de relance par Jean Castex

Ce jeudi 3 septembre, à l'issue du Conseil des ministres, Jean Castex a présenté les détails du plan de relance. Notre synthèse.

Jean Castex
Jean Castex

"France relance" entre dans la danse. Ce 3 septembre, Jean Castex a dévoilé (enfin, diront certains) les détails du plan de relance. Doté de 100 milliards d'euros, il sera déployé en deux ans (2021 et 2022) et doit permettre la préservation du tissu industriel et des emplois, alors que l'épidémie de coronavirus fragilise l'économie française.

Jean Castex a tenu une conférence de presse à partir de 13 heures pour présenter les différents volets du plan de relance. Il était entouré de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance et Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

Un nécessaire rebond

"Après l'indispensable sauvegarde, place à la consolidation et à la relance", annonce Jean Castex. "100 milliards, c'est quatre fois plus que le plan de relance mis en place suite à la crise de 2008. C'est le montant nécessaire pour retrouver dès 2022 notre niveau de richesse d'avant la crise". Jean Castex parle du "plan de relance le plus ambitieux au niveau européen". Pour s'assurer de son efficacité, différentes mesures de suivi sont prévues, avec des déclinaisons régionales. Un nouveau choc de simplification des démarches administratives sera engagé.

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Le plan permettra d'"accélérer la transformation de notre économie" en "tirant les conséquences de la crise" avec deux priorités : transition écologique et restauration de la souveraineté économique de la France. La "cohésion sociale et territoriale" est l'un des autres objectifs du plan de relance.

"La France sortira plus forte de la crise qu'elle n'y est entrée", veut croire le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Celui-ci veut ouvrir de "nouvelles filières industrielles" d'avenir dans lesquelles la France innovera : biotechnologies, énergies renouvelables, quantique, traitement des déchets. "Il sera possible de produire des batteries électriques sur le territoire français plutôt que de les importer de Chine", plaide-t-il, appelant à une vague de relocalisations avec l'innovation comme boussole. 1 milliard d'euros sont prévus pour financer des projets allant dans ce sens. Des secteurs prioritaires ont été identifiés par le Programme des investissements d'avenir notamment.

Une priorité absolue : l'emploi

La "priorité absolue" de ce plan est l'emploi. "Nous investissons dans la formation pour les métiers et filières de demain", rappelle Jean Castex. "Nous aiderons les plus modestes à se former en leur proposant 300 000 parcours d'insertion sur-mesure". Une prime à l'embauche des jeunes est également créée (un plan jeunes avait été présenté dès juillet). "Embaucher un apprenti ou un alternant n'aura jamais été aussi simple et aussi peu coûteux pour les entreprises", souligne Jean Castex.

Elisabeth Borne, ministre du Travail, évoque un "bouclier anti-licenciements" pour les entreprises qui vont subir une baisse d'activité dans les prochains mois, avec le dispositif "d'activité partielle de longue durée".

Baisse d'impôts pour les entreprises

"Nous souhaitons qu'un maximum d'entreprises bénéficient à ce plan de relance. Les baisses d'impôts de production massives (20 milliards d'euros sur deux ans) bénéficieront principalement à nos TPE, PME et ETI", annonce Jean Castex. Lire notre éclairage sur ce sujet

Le gouvernement prévoit aussi 3 milliards d'euros pour le soutien du financement des entreprises par le renforcement des fonds propres des TPE/PME et ETI.

Des contreparties seront-elles demandées aux entreprises ? "Nous en définirons pour certains dispositifs, comme les prêts garantis par l'Etat, en matière de respect de l'environnement, de gouvernance, d'intéressement / participation", répond Bruno Le Maire.

Accélérer la transition écologique

30 milliards d'euros du plan sont consacrés à la transition écologique, "ce qui revient à plus que doubler les investissements que l'Etat consacre à l'environnement", se félicite le Premier ministre. "C'est un pas de géant pour l'économie en France", commente la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. "La France se donne les moyens budgétaires et technologiques d'atteindre la neutralité carbone en 2050".

Les transports bénéficieront de 11 milliards, dont la moitié pour le ferroviaire.

 "6,7 milliards d'euros seront dédiés à la rénovation énergétique du bâtiment. 7 milliards d'euros seront investis d'ici 2030 pour faire de la France un pays de pointe dans l'hydrogène vert", détaille par ailleurs le Premier ministre.

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