Suite au premier confinement, les grands groupes français du BTP à la peine

Lors du premier confinement, Vinci, Bouygues, Eiffage et Spie ont davantage souffert que leurs concurrents européens. Les activités de concessions et de promotion immobilière y ont été plus affectées.

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Chantier BTP
L'activité des grandes entreprises françaises du BTP a souffert au premier semestre.

Le deuxième confinement devrait être moins problématique, pour les professionnels du bâtiment, que le premier. Une période qui a laissé des traces. Les géants français du BTP ont été davantage pénalisés, lors du premier confinement, que leurs concurrents du reste de l’Europe, estime Mazars.

Au premier semestre 2020, l’activité de ces entreprises (Vinci, Bouygues, Eiffage, Spie selon le pointage du cabinet d’audit) a reculé de 14% par rapport au premier semestre 2019 et le taux de marge opérationnel de 5,1 points, contre des baisses respectives de 8,5 % et de 2 points pour la moyenne des seize entreprises européennes analysées. Entre le 31 décembre 2019 et le 30 juin 2020, la baisse moyenne des capitalisations boursières des quatre majors françaises a dévissé de 20,5 %.

"Par rapport aux autres majors européennes, les majors françaises, tout comme leurs homologues italiennes, enregistrent les plus fortes baisses d’activité parmi les groupes du panel, en raison de mesures de confinement plus fortes et de l’arrêt quasi-total des activités non essentielles dans leur pays d’origine respectif. Par ailleurs, le report des élections municipales en France explique aussi le ralentissement de l’activité des groupes français sur le premier semestre, pour certaines de leurs activités", commentent les auteurs de l’étude. Les arrêts de chantiers ont été plus nombreux et plus longs que dans d’autres pays.

Les concessions à la peine

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Par segments, l’activité des majors françaises a principalement perdu du terrain sur les concessions (-26,2% au premier semestre 2020), l’immobilier (-21,3%) et l’activité bâtiment et travaux publics (-19,1 %). Les activités routes et énergie-services ont respectivement chuté de 14,3 % et de 10,4 %. Le secteur énergie-services a été le moins touché par la crise, aidé par les interventions dans certains secteurs comme la santé, les infrastructures électriques ou les télécommunications. La chute des trafics autoroutier et aérien a en revanche pénalisé les activités d’exploitation.

Dans ce contexte difficile, l’ensemble des majors françaises ont émis des communications sur une baisse de la rémunération de leurs dirigeants, et ont eu recours à des financements supplémentaires. "En Europe, la relance "verte" devrait bénéficier aux activités traditionnelles du BTP, et aux divisions énergies et services dont la rentabilité dégagée sur le premier semestre reste positive et démontre une réelle résilience de ce modèle économique", estime Mazars, qui ne voit pas, en revanche, d’amélioration rapide sur les activités de concessions.

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