Trouver un vecteur viral pour favoriser les thérapies géniques en ophtalmologie. C’est avec cette mission que la start-up française WhiteLab Genomics s’est associée à l’Institut de la vision et à la start-up Adlin Science pour porter le projet Gear, doté d’un budget de 4 millions d’euros.
L’objectif n’est pas de mettre au point les gènes thérapeutiques, mais bien de trouver le vecteur viral qui soit capable de transporter les gènes thérapeutiques jusqu’à des cellules cibles, en l’occurrence les photorécepteurs de l’œil, soit les cellules de la rétine spécialisées dans la réception de la lumière. Un cas d’usage parfait pour l’IA car il faut analyser et combiner un très grand nombre de données – dont de nombreuses informations sur la structure de l’œil et les photorécepteurs – pour trouver les portes d’entrée spécifiques des cellules ciblées.
En l’espace de six mois, sur les trois ans que durera le projet, les partenaires ont identifié une cible cellulaire d’intérêt. D’ici à la fin de l’année, l’objectif est d’obtenir une liste de 5000 à 10000 vecteurs viraux, contre près de 10 milliards sans l’IA. Ceux-ci seront ensuite testés avec des modèles d’IA, puis sur de petits animaux pour les plus prometteurs. Concrètement, les partenaires délèguent aux algorithmes une partie du travail. Une façon d’accélérer la recherche et de réduire les coûts.

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025



