Quatre pôles de compétitivité s'allient sous la bannière Enosis Santé

Les pôles de compétitivité BioValley, Eurobiomed, Lyonbiopôle et Medicen annoncent le 19 mai fonder ensemble l’alliance Enosis Santé, pour mieux coordonner leurs actions et leurs voix au niveau national, et pour accroître la visibilité des entreprises innovantes de la santé dans les territoires.

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Avec l'alliance Enosis Santé, quatre pôles de compétitivité santé - Biovalley, Medicen, Lyonbiopôle et Eurobiomed - parleront d'une seule voix aux autorités et représenteront une porte d'entrée unique sur plus de 1000 entreprises aux investisseurs.

Quatre des plus grands pôles de compétitivité en matière de santé viennent d’officialiser, le 19 mai 2022, la création d’une alliance baptisée Enosis Santé. Aucun des pôles fondateurs, qu’il s’agisse de Biovalley France dans le Grand Est, d’Eurobiomed pour les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie, de Lyonbiopôle Auvergne-Rhône-Alpes ou de Medicen Paris Région, ne cessera ni ses travaux, ni ses engagements. Mais Enosis Santé doit leur permettre au niveau national de mieux coordonner des actions, de parler d’une seule voix et de mieux représenter les 1200 membres du domaine de la santé, en majorité des entreprises de la pharmacie, du diagnostic, des dispositifs médicaux, ou encore de la santé digitale. Avec l’ambition de contribuer à l’accélération de l’innovation en santé et de renforcer la souveraineté sanitaire.

Au total, ces quatre pôles accompagnent plus de 1000 TPE et PME. Depuis leur création il y a une quinzaine d’années, ces pôles ont accompagné près de 10000 projets de R&D représentant un total de plus de 5 milliards d’euros d’investissements. Et plus de 230 produits ont services ont depuis été mis sur le marché.

Simplification et efficacité pour l'innovation en santé

Enosis Santé fonctionnera avec une présidence tournante d’un an entre les membres des quatre pôles. Selon Michael Danon, président d’Eurobiomed et désigné premier président de l’alliance, « cela fait longtemps que nos pôles travaillent ensemble, mais nous devons franchir une étape, développer des actions communes et pouvoir parler d’une seule voix dans un objectif de simplification et d’efficacité. Il y a désormais une ambition nationale extra forte dans la santé avec la prise de conscience de la population, des pouvoirs publics, de l’Etat que la santé est un domaine stratégique, que nous ne pouvons pas dépendre de produits fabriqués à l’autre bout du monde, et que l’innovation doit être ici ».

Accès aux financements publics et privés

Alors que se déploie le plan Santé 2030, Enosis veut aider les entreprises à ne pas passer à côté des financements publics pour soutenir leurs projets, alors que les besoins sont cruciaux pour développer les projets, qui nécessitent du temps long dans les domaines de la santé. L’alliance permettrait aussi d’offrir plus de visibilité aux financeurs privés, avec de plus en plus de grands fonds d’investissements en santé qui se constituent en France et en Europe ces toutes dernières années. En 2021, les entreprises des quatre pôles ont d’ailleurs levé plus de 1,3 milliard d’euros, selon Enosis.

Un autre objectif est d’offrir une meilleure visibilité aux projets et aux entreprises innovants en France auprès des grands acteurs internationaux. Michael Danon précise que « l’idée est de représenter une porte d’entrée unique. Quand la big pharma américaine cherche de nouvelles molécules et de nouvelles pépites, savoir si cela vient de Lyon, de Paris ou de Marseille n’a pas d’intérêt. En regroupant nos forces, au lieu de se pencher sur plusieurs centaines d’entreprises dans un pôle de compétitivité, ces laboratoires pourront directement accéder à plus de 1000 sociétés avec Enosis Santé ».

Deux pôles manquants... pour l'instant

L’alliance nourrit l’ambition de muscler des filières jugées prioritaires dans la santé : les biothérapies, la bioproduction, la santé numérique, le diagnostic, les dispositifs médicaux, ou encore la lutte contre les maladies infectieuses.  Pour le moment, seuls deux pôles de compétitivité en santé, Atlanpole Biothérapies dans le Grand Ouest et Clubster NSL dans les Hauts-de-France manquent à l’appel de l’alliance. « Nous souhaitons regrouper les six pôles, à terme. Nous commençons à quatre. Vous savez, l’Europe ne s’est pas faite en 48 heures », commente encore Michael Danon.

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