Vous rêvez de farniente sur les plages de la Costa Del Sol pour cet été? Le pass sanitaire européen arrive juste à temps pour simplifier vos vacances. A partir du 1er juillet, les voyageurs en Europe pourront présenter à la frontière leur certificat sanitaire européen prouvant soit qu’ils ont été vaccinés, soit qu’ils ont réalisé un test PCR, ou qu'ils ont déjà contracté le Covid-19.
Une course contre la montre pour déployer la plateforme
Début 2021, bien peu pariaient sur la capacité de l’Europe à disposer de son sésame à l’été. La France en premier ne cachait pas son scepticisme sur le mécanisme, réclamé par les pays du sud de l’Europe prêts à tout pour sauver leur saison touristique. La campagne de vaccination était balbutiante, et l’Europe surtout, encore très loin de standards communs en matière de reconnaissance des tests notamment.
Depuis mars, les Etats-membres ont travaillé d’arrache-pied avec la Commission européenne pour rendre interopérables les différentes plateformes numériques mises en place dans chaque Etat. « Toutes les semaines, il y avait un échange entre Thierry Breton et Cédric O », raconte le cabinet de ce dernier. Pour garantir la confiance entre Etats-membres et assurer la sécurité des données personnelles, la Commission a créé une banque des clefs de preuve, qui permet à chaque pays de vérifier l’authenticité des certificats générés par les autres Etats. Là aussi, il a fallu tenir compte des spécificités de chacun. En France, cinq organismes tiennent les certificats de preuve. En Allemagne, où chaque laboratoire dispose de son certificat, ils sont près de 10 000.

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Les progrès de coordination vont permettre de fluidifier les passages aux frontières. Même si le trafic aérien est loin du retour à la normale, ADP s’attend à un trafic proche de 50% de la fréquentation habituelle dans les aéroports franciliens d'Orly et Roissy – ce taux était tombé à 15% fin 2020 -, avec des pics à 80%, voire 85%, lors des grands chassés-croisés. Or, vérifier l’authenticité d’un test PCR prend une ou deux minutes à l’embarquement, contre quelques secondes pour scanner un pass, en version numérique ou papier.
Toujours pas de coordination des restrictions de voyage
Mais la coordination européenne a ses limites. Dans ce domaine, la compétence reste du ressort des Etats-membres. Et ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur toutes les modalités d’accès sur leur territoire. Certains fixent la durée de validité des tests PCR à 48 heures, d’autres à 72 heures. Les tests antigéniques peuvent suffire, mais pas toujours. La France ne prend pas en compte pour l’instant les preuves de rétablissements d’une infection au Covid.... Avec ou sans pass sanitaire, mieux vaut vérifier avant chaque voyage les preuves à présenter, rappellent les autorités françaises.
Et la progression du variant Delta, qui devrait représenter 90% des cas au sein de l’UE d’ici à la fin de l’été selon le centre européens de contrôle et de prévention des maladies, ne met pas à l’abri d’un retour chaotique des fermetures de frontières. Malgré les promesses régulières d’adopter une « approche commune » en la matière et d'aviser en amont la Commission, les Etats européens continuent de faire cavalier seul dans l'élaboration de leurs restrictions de voyages.
L’Allemagne vient de placer le Portugal, où l'épidémie flambe à nouveau, sur la liste des pays à très haut risque de circulation de variants et a suspendu pour deux semaines minimum toute entrée sur son territoire en provenance de ce pays. Ces derniers jours, Berlin critiquait à mot couvert Lisbonne pour avoir rouvert sans aucune restriction ses frontières aux touristes britanniques - soumis depuis le 30 juin à nouveau à un test PCR pour les non-vaccinés - sans se concerter avec les autres Européens. Le pass sanitaire est un premier pas dans la bonne direction. Mais il sera loin d'être suffisant pour garantir une réelle libre-circulation en Europe. La coopération entre Européens a encore du chemin à faire.



