À Annemasse, les activités commerciales se développent à grande vitesse, tirées par le pouvoir d'achat de la majorité de sa population travaillant en Suisse voisine à des salaires trois à quatre fois supérieurs. Pour garder de l'industrie, la ville haut-savoyarde mène une politique volontariste.
12 millions d'euros d'investissement
«Nous ne voulons pas être le supermarché de Genève», clame Denis Maire, le vice-président chargé de l'aménagement du territoire d'Annemasse Agglo.
En quatre ans, la collectivité a acquis 12 millions d'euros de foncier et d'immobilier répartis sur cinq sites pour en préserver l'activité productive. À l'image du bâtiment du fabricant de cravates Anthime Mouley, liquidé en juin 2024, et d'un ancien entrepôt logistique, racheté 3,4 millions d'euros en 2020, qui s'apprête à accueillir deux nouvelles entreprises.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3738 - Janvier 2025



