Le nouveau nucléaire trace son sillon. A la suite des annonces du président de la République Emmanuel Macron sur le site d’Alstom à Belfort, le 10 février dernier, le gouvernement a annoncé mercredi 9 mars l’ouverture du premier volet de son programme d'appel à projets (AAP) « réacteurs nucléaires innovants ».
Cette phase 1 sera dédiée aux projets en phase de maturation, nécessitant jusqu’à 10 millions d’euros de financements. Ouverte jusqu'au 28 juin 2022, elle sera suivie de deux autres volets, l’un en 2024 pour financer les preuves de concept (avec des enveloppes jusqu’à 80 millions d’euros) puis l’autre en 2026 pour le prototypage (jusqu’à 300 millions d’euros).
500 millions au total
Comme prévu, la financement global de ce programme devrait atteindre 500 millions d’euros. Une somme qui s’ajoute aux 500 millions d’euros déjà attribués au petit réacteur modulaire (SMR) Nuward d’EDF, là aussi dans le cadre de France 2030. Le gouvernement cite une accélération de l’innovation dans les systèmes nucléaires « aux Etats-Unis, en Chine, en Russie, au Royaume-Uni, au Canada et au Japon » pour justifier ce nouveau soutien au développement de « réacteurs innovants en rupture ». Cet appel à projet vise les acteurs émergents avec « l’ambition de créer un nouvel écosystème de start-up nucléaires, complémentaires avec nos champions du secteur ».

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Les projets concernés, expertisés et accompagnés par le CEA, sont variés. Si l'on en croit les critères listés par le gouvernement, ils pourront concerner aussi bien des améliorations de compétitivité et de sécurité que des petits réacteurs modulaires (plus distribués sur les réseaux), en passant par des conceptions dites de quatrième génération, qui permettraient de produire à la fois de l'électricité et de la chaleur ou encore d’améliorer le cycle du combustible et la gestion des déchets nucléaires. Le document précise aussi viser à la fois les projets de réacteurs à fission nucléaire et ceux comptant sur la fusion, plus expérimentale.
Ces derniers mois, plusieurs start-up françaises comme Naarea, Jimmy ou Renaissance Fusion ont commencé à détailler leurs plans pour construire les réacteurs du futur. Reste à voir si les sommes mises sur la table par le gouvernement en pousseront d'autres à s'engager.



