Le bilan annuel des Index égalité, photographie de la situation des discriminations de genres en entreprise en 2020, présente une situation contrastée. Du côté des bonnes nouvelles, de plus en plus d’entreprises ont rempli l’obligation de publication de leur note au 1er mars 2021 : 70 % cette année contre 59 % en 2020. Ce taux est plus élevé pour les grandes entreprises et en retrait pour celles qui comptent entre 50 et 250 salariés (60 %).
Cela signifie qu’une majorité de sociétés se sont mises à compter, évaluer et comme chacun le sait en entreprise, la règle de base pour progresser est d’avoir des «metrics» (des indicateurs fiables). La note moyenne, toutes tailles salariales confondues, augmente un peu : elle est de 85 points sur 100, contre 84 l’an dernier. Dans les entreprises de plus de 1000 salariés, cette note moyenne progresse en revanche plus nettement en passant de 85 à 88 points cette année.
Pour rappel, cette note est le résultat de la performance de cinq indicateurs (quatre pour les entreprises de 50 à 249 salariés) : l’écart de rémunérations, l’écart dans les augmentations annuelles, l’écart dans les promotions, les augmentations équivalente en retour de congé de maternité, la présence des femmes parmi les plus grosses rémunérations de l’entreprises. En dessous de 75 points sur 100 pendant trois ans, l’entreprise s’expose à des pénalités financières. Aucune entreprise de plus de 1000 salariés n’est dans cette situation aujourd’hui, en revanche 53 entreprises de 50 à 250 salariés présentent ce profil d’échec et pourront être sanctionnées en mars 2022.
Hautes rémunérations à la traîne

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10 Avril 2026
Livre sterling (GBP) - quotidien£ GBP/€
- 0.2-33.33
Trim 4 2025
Salaire ouvriers - Ensemble DE à RU% sur dernier mois du trimestre précédent
- 1784.36+3.25
2024
Smic brut mensuel - moyenne annuelleen €/mois
Mais un indicateur reste toujours largement à la traîne et explique que très peu d’entreprises même parmi les grandes n’atteignent la note de 100 : la part des femmes dans les dix plus grosses rémunérations de l’entreprise. En général, ces salariés richement dotés sont ceux qui ont les plus grandes responsabilités, même si des exceptions existent avec certains commerciaux ou des salariés de salle de marché dans les banques par exemple qui présentent parfois des rémunérations supérieures à celles des grands directeurs fonctionnels. Majoritairement cet indicateur restitue la part des femmes dans les équipes dirigeantes et met en lumière le plafond de verre qu'elles rencontrent toujours. "Seules un quart des entreprises atteignent la parité ou la quasi-parité sur les plus grosses rémunérations", affirme le ministère du Travail.
Sur les grandes entreprises, cet indicateur est même en recul. 37 % des entreprises de plus de 1000 salariés s’y conforment contre 43 % l’an dernier. Cet indicateur marque la difficulté des femmes d’accéder aux Comex. Il faut donc un dispositif plus contraignant et c’est tout l’objet de la proposition de loi de deux députés de la majorité, Marie-Pierre Rixain et Christophe Castaner, déposée le 8 mars à l’Assemblée nationale. La discussion de ce texte pourrait intervenir en mai. Aujourd’hui chacun peut consulter la note de l’index égalité de toutes les entreprises qui l’ont publié sur le site du ministère du Travail. Un décret est en préparation pour obliger (à partir du 1er juin 2021) chaque entreprise à publier son index de manière visible sur son site internet et à détailler les résultats de chaque indicateur au-delà de la note globale.



