Puces automobiles, matériels médicaux, matières premières… Les pénuries liées à la crise sanitaire ont dévoilé les vulnérabilités de l’industrie française. À partir de données sectorielles et d’informations collectées auprès des douanes, le Conseil d’analyse économique (CAE) a identifié les secteurs qui dépendent le plus de l’étranger dans une étude dévoilée le 22 avril. Les experts ont également listé 644 produits dont les importations sont particulièrement vulnérables.
La chimie très représentée
Le CAE considère ces intrants comme « particulièrement vulnérables, au sens où leur approvisionnement provient majoritairement de fournisseurs situés hors de l’Union européenne et est concentré sur un faible nombre de pays fournisseurs ». Pour ces produits, « le fournisseur typique représente plus de la moitié des importations françaises ». Ils pèsent 4 % dans la valeur des importations totales de la France.
Un autre élément renforce la vulnérabilité de certains intrants. « Sur ces 644 produits, 122 présentent une vulnérabilité renforcée par la “granularité” de la demande, c’est-à-dire qu’une seule entreprise française représente au moins 90 % des approvisionnements », note le CAE. Le secteur chimie est de loin celui le plus représenté dans ces 122 produits, devant l’agroalimentaire. On retrouve plus loin derrière les matériels de transport, la métallurgie ou encore les produits minéraux.
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Certains produits vulnérables sont soumis au secret statistique. Le CAE a tout de même listé des exemples pour la chimie et la pharmacie, la métallurgie, les combustibles et les autres intrants. Ces détails sont disponibles à partir de la page 6 dans l’étude complète disponible ci-dessous.



