Ce que s’apprête à réaliser Lhyfe serait inédit. Selon Matthieu Guesné, le fondateur et PDG de cette start-up nantaise fondée en 2017, il sera le premier à produire de l’hydrogène vert par électrolyse de l’eau uniquement à partir d’énergie éolienne et sans être connecté au réseau électrique.
Une levée de fonds de 8 millions d‘euros annoncée ce 16 janvier 2020 auprès de cinq acteurs publics et privés (Noria, le Syndicat d’Energie de Vendée (SyDEV) et sa SEM Vendée Energie, Ovive (Groupe Les Saules), Ouest Croissance et Océan Participations), et une aide de 3 millions d’euros de collectivités locales vendéennes vont lui permettre d’en faire la démonstration à taille industrielle.
Du vent à l'hydrogène vert
Au pied du parc éolien de la commune de Bouin en Vendée, face de Noirmoutier, Lhyfe va construire un site de production d’hydrogène vert, mais aussi son centre de R&D et des bureaux sur 4000 mètres carrés. Car l’objectif de ce premier pilote industriel, est autant de fournir la région en hydrogène à un prix du plein équivalent à celui d’une essence à 1,5 euro le litre, que d’affiner sa technologie de pilotage de l’intermittence des énergies renouvelables.

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C’est cette technologie qui lui permettra de développer un nouveau marché, celui de la production d’hydrogène en mer, directement au pied des parcs éoliens offshore. Car il est beaucoup moins cher de transporter un gaz par pipeline que de l’électricité. Et c’est surtout plus facile à stocker.
Rester indépendant
De l’hydrogène vert, le transport mais aussi des industries comme la métallurgie vont en avoir besoin par milliers de tonnes pour réduire leurs émissions de carbone. Lhyfe se voit même déjà en producteur indépendant, installant ses électrolyseurs offshore autorégulés, sur le modèle de Waga Energy, qui va produire du méthane de décharge jusqu’aux Etats-Unis.
On n’en est pas là. Mais le site de Bouin, en bord de mer, sera un bon test de résistance pour les composants sélectionnés aux conditions marines corrosives, qui mettent toujours les systèmes à rude épreuve. La construction doit démarrer début 2020 pour une mise en service début 2021. D’ici là, l’équipe actuellement de 15 personnes devrait avoir doublé.



