Le coup d’accélérateur d’Airbus en matière d’usine numérique concerne l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Et là, « les solutions de robotisation et d’automatisation peuvent grandement varier en fonction des besoins », prévient Vincent Caulet, le responsable des marchés aéronautique et automobile du Cetim.
Le Centre technique des industries mécaniques fait partie des acteurs à la manœuvre dans le programme dédié aux PME Industrie du futur, lancé en 2019 et porté par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Des exemples ? Le centre d’usinage, composé d’une seule machine et permettant de produire des lots importants, nécessite un certain temps de reconfiguration.
L’îlot robotisé, disposant de plusieurs machines ayant des fonctions différentes, sert avant tout à produire des pièces de grande dimension. Quant au robot collaboratif, très rapide à reconfigurer, il est plutôt dédié à des petits lots de pièces. « Les acteurs doivent se robotiser, mais pas forcément avec les mêmes outils, plaide Vincent Caulet. L’accompagnement de la filière prend toute son importance pour leur permettre de faire les bons choix technologiques et de mettre en place les bonnes formations pour les collaborateurs. »
Alerte en cas de retard de livraison
Mais l’implication des sous-traitants dépasse le cadre de cette initiative. En témoigne la volonté de Stelia de connecter avec ses fournisseurs les systèmes de production, en partageant notamment les interfaces de flux de production. La filiale d’Airbus compte mettre au point un système d’alerte avancé en cas de retard de livraison.
« Il s’agit de mesurer en temps quasi réel le statut de production des pièces élémentaires chez nos fournisseurs et le moment où nous en avons besoin », précise Stéphane Campion, le directeur industriel de Stelia. Un système fondé sur le traitement de données réelles historiques et qui pourrait être déployé chez certains sous-traitants dans le courant du deuxième semestre 2021.



