Pour prendre la température des acteurs économiques français en Chine, tous les réseaux ont été mobilisés, ceux des conseillers du commerce extérieur, de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) France Chine, du service économique de l’ambassade, de business France et de la French Tech. L’enquête a recueilli l’avis de dirigeants de 21 secteurs (38 % dans l’industrie, 62 % dans le service). Un tiers de ces entreprises ont des implantations dans une des zones en quarantaine comme Wuhan, mais les autres se situent dans le reste du pays. L’écrasante majorité est affectée.
Un retour à la normale qui ne se profile pas de sitôt
Sur la reprise d’activité (définie comme le retour à 80 % des commandes de la même période) les entreprises industrielles se scindent en deux groupes. La moitié envisage un retour à la normale d’ici fin mars. Mais 23 % le voit plutôt en avril quand 15 % le voit après mai. Une petite frange de 8 % avoue n’avoir aucune visibilité. Les industriels sont toutefois plus positifs que les entreprises de services qui elles sont 38 % à opter pour une reprise d’activité en avril, 17 % après mai et 15 % sans visibilité.
Un chiffre d’affaires en baisse ou imprévisible

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10 Avril 2026
Dollar Us (USD) - quotidien$ USD/€
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10 Avril 2026
Livre sterling (GBP) - quotidien£ GBP/€
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2024
Smic brut mensuel - moyenne annuelleen €/mois
Pour ce qui est de l’impact sur le chiffre d’affaires sur le premier semestre, 42 % des entreprises industrielles envisagent une baisse de 20 % et un cinquième d’entre elles voient la baisse à 50 %. Un dixième montent à 80 % de baisse. Dans les services, c’est un quart qui se voient dégringoler de 50 %. Mais au final ce qui frappe là encore c’est le manque de visibilité qui réunit 20 % des entreprises, quels que soient leurs secteurs d’activité.
Les Filiales de groupes divergent
Les entreprises qui font partie d’un groupe divergent sur les conséquences sur le chiffre d’affaire global de leur groupe. Elles se répartissent en trois grands groupes de taille à peu près équivalente, qui voient "un impact significatif", "un impact modéré à la baisse", ou sont "sans visibilité". Un quatrième groupe plus petit composé de 18 % des entreprises estime que l’impact sera négligeable sur les résultats de leur groupe.
Des difficultés liées aux ressources humaines
Au quotidien, les cinq principaux problèmes que rencontrent les entreprises sont, dans l’ordre : les difficultés de déplacements professionnels (32,2 %), la mobilisation des employés chinois, les approvisionnements, la pénurie de main d’œuvre en production, la mobilisation de main d’œuvre étrangère. Sur les cinq principaux problèmes, ce sont donc les ressources humaines qui sont en cause. Les approvisionnements ne sont cités que par 16,8 % des dirigeants mais l’échantillon concentrait 63 % de dirigeants des services.



